Dans le sac des vacances il ne faut pas oublier les polars pour les frissons sous le soleil.

Détail de la couverture de "Doute" de S.K.Tremayne
Détail de la couverture de "Doute" de S.K.Tremayne © chez Pocket

Commençons par "Le doute" de S.K.Tremayne chez Pocket.
C'est un thriller. Angus et Sarah Moorcroft ont deux petites filles, des jumelles, parfaitement ressemblantes et difficiles à distinguer. Sauf par quelques traits de caractère et parfois grâce à Beany le chien qui sait d'instinct qui est qui et dont le comportement est différent selon qui il approche, et c'est important. Lydia et Kirstie ne sont pas les dernières à en jouer. Elles ont inventer une langue pour se comprendre et ont parfois des fous rire sans se parler. Mais un jour, dans la maison des grands parents, alors que Sarah est seule dans le jardin, l'une des jumelles tombe d'un balcon. Elle reprendra connaissance quelques minutes à l'hôpital avant de mourir. Un an après le drame, Sarah et Angus déménagent avec leur petite fille Kirstie dans le cottage sur une île écossaise que leurs a léguée la grand-mère d'Angus. Prendre du recul, recommencer une vie. Or le comportement de Kirstie devient inquiétant. L'enfant se met à affirmer qu'elle est Lydia, qu'ils se sont trompés de jumelle. Puis elle commence à voir sa jumelle disparue dans les miroirs. Dans le climat froid de cette île qu'enveloppe le brouillard de l'hiver qui arrive, avec la tension, les mensonges du couple refont surface et l'angoisse monte irrémédiablement pour eux comme pour le lecteur. Qui est la jumelle survivante ? Qu'est-il arrivé ce soir-là ?
C'est tout à fait prenant et même addictif. Dès qu'une certitude s'installe elle est immédiatement remise en question. Les personnages sont denses, pas manichéens, la fillette perdue à la limite de la folie bouleverse et inquiète. Et la maison comme l'île sont des personnages à part entière. Froid dans le dos assuré sur le sable chaud. Incontournable. Et S.K.Tremayne sera présent au salon du livre de poche de Saint Maur le week-end du 23 et 24 juin.

Ne quittons pas les îles et surtout les phares pour un huis clos halluciné avec "Quand les oiseaux s'étaient tus" de Fred Houel au Masque poche.

Deux gardiens de phare loin en Antarctique qui meurt l'un après l'autre, une expédition pour le pôle perdue corps et âmes sous la glace. Les enquêteurs appelés au secours par l'un des gardiens avant sa mort ne trouvent que son cadavre et son journal intime qui paraît délirant. C'est un premier roman qui a obtenu le prix du masque cette année. Un coup de maître. Bravo.

►►► EN SAVOIR PLUS | "Quand les oiseaux s'étaient tus" de Fred Houel.

Et enfin un quasi classique, Arnaldur Indridason "Le lagon noir " chez Points.

Là aussi un maître. Dans cet opus, l'inspecteur Erlendur n'a pas trente ans. En 1979 il enquête sur le cadavre d'un ingénieur de la base américaine proche de Rejiavik. Evidemment policiers et militaires ne vont pas faire bon ménage. Entre polar et espionnage le lagon noir est un très bon cru d'Indridason.

►►► EN SAVOIR PLUS | "Le lagon noir" d'Arnaldur Indridason.

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