Aline Kiner nous entraîne dans le Paris de 1310. Le grand béguinage royal, dans le quartier du Marais, abrite des femmes qui refusent de se marier et ne souhaitent pas devenir religieuses. Leur liberté inédite en fait un lieu unique, qui dérange l'Église.

Statues de Béguines (Belgique).
Statues de Béguines (Belgique). © Maxppp / Therin-Weise/picture alliance / Arco Images G/Newscom

Sur un terrain offert par Saint-Louis et situé dans Paris (à l'emplacement de l'actuel lycée Charlemagne), elles sont près de quatre cents femmes à vivre, étudier ou travailler selon leurs capacités.

Refusant le mariage comme le cloître, libérées de l’autorité des hommes, les béguines forment une communauté solidaire, féministe avant l'heure. Elles pensent par elles-mêmes, et leur liberté en fait la communauté à abattre.

Le clos est une oasis à l'intérieur de la cité, une enclave bien défendue.

La vieille Ysabel, apothicaire et médecin, veille sur tous, mais la jeune Maheut vient bouleverser la quiétude du lieu. Traquée par le mari qu'elle a fui, enceinte et rebelle, elle doit échapper à la traque d’un inquiétant franciscain.

L'institution des béguines est aussi en danger : le pouvoir qualifie peu à peu ces femmes indépendantes d'hérétiques. Si le Saint Roi les protégeait, ce n'est plus le cas du roi Philippe le Bel, à une époque ou le spectre de l’hérésie hante le royaume. 

Aline Kiner nous propose un voyage dans le Paris du Moyen-Âge, entre histoire et fiction. La nuit des béguines est paru en septembre 2018 dans la collection Piccolo, aux éditions Liana Levi

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