Chez J'ai Lu, une saga familiale dans un monde de médecins, de la Russie du dernier tsar au Paris d'aujourd'hui.

Léna est une femme indépendante, un peu solitaire mais proche de ses patients. Léna est cancérologue. Célibataire, elle a un père qu'elle adore. Tobias, qui a pourtant un profond regret, est le seul de la famille Kotev à ne pas être médecin. A cela, une raison : en 33, les nazis l'ont amputé d'un doigt. Pourquoi, comment ? Pavel, l'arrière-grand-père, était un médecin de campagne dans la Russie de Nicolas II dans les années 1900. Juif, il est mort avec une partie de sa famille dans un des pogroms, encore fréquents à cette époque. Mais conscient de cette menace permanente, il avait envoyé Mendel, son aîné, en Allemagne, pays qui venait de reconnaitre aux juifs la liberté et les même droits que tous citoyens. Les années 20-30, Mendel, à son tour est en danger de mort. Puis nous suivons Natalia qui sous Staline sera victime de l'affaire du complot des blouses blanches. Tous ces destins sont présentés, entrecoupés des moments de la vie de Lena qui porte au creux de son âme la souffrance de ses ancêtres et qui d'une certaine façon côtoie la mort au quotidien. De chapitres en chapitres, Laurent Seksik raconte les exclusions, les exécutions, les exils, les persécutions. Et pourtant, malgré la violence et l'injustice, ce roman n'est pas noir. Il est même traversé par la volonté de vivre, l’espérance et l'amour. Celui qui unit profondément les membres de ces familles et celui pour cette vocation de médecin qui soulage et aide les autres. Avec une écriture solide et belle, Laurent Seksik nous donne une superbe leçon de vie et d'humanisme.

►►► EN SAVOIR PLUS | "L'exercice de la médecine" de Laurent Seksik

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A l'heure où les candidats à la présidentielle battent la campagne, il est bon de regarder un peu en arrière et de relire certains grands textes. Ici, 12 discours ont été regroupés et annotés par Brigitte Krulie. Leurs auteurs s'appellent Lamartine, Hugo, Tocqueville, Césaire, Mirabeau, Senghor ou Malraux. Ils sont montés à la tribune de l'Assemblée Nationale pour la liberté de la presse, pour défendre l'Alsace et la Lorraine françaises ou pour pourfendre la colonisation. Leurs voix résonnent encore, les mots sonnent justes. Un rappel historique salutaire.

Diane Ducret nous avait déjà passionné avec Les femmes de dictateurs. Aujourd'hui elle s'intéresse à celles qui, dans les années 30 aux États-Unis, on appelait "les fiancées de la poudre". Aux côtés d'Al Capone ou de Dillinger, il y a des femmes au cœur presque aussi endurci que celui de leurs compagnons. A travers elles, Diane Ducret nous raconte la prohibition et l'épopée de la mafia. Elle a eu accès à des archives déclassifiées aux États-Unis, à des documents inédits et a mené des entretiens avec des descendants. Édifiant.

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