C'est un épisode méconnu de l'histoire de France. Le périple des Cent jours de Napoléon qui fit trembler à nouveau un trône redevenu royal. Sylvie Yvert, dans "Une année folle", chez Pocket, ressuscite deux figures de cette épopée qui payeront cher leur loyauté à la patrie et leur sens de l'honneur.

Un chassé-croisé de roi et d'empereur, presque théâtral, s'il n'avait pas fait des milliers de morts.

Retenez leurs noms : Charles Huchet, comte de la Bédoyère et Antoine-Marie Chamans, comte de Lavalette.

Ces hommes sont intimement liés au destin de la France, alors plongée dans le tumulte, coincée entre Empire et Restauration. Tous deux sont des proches de Napoléon, par conviction républicaine, car ils sont conscients des limites de l'Homme. Ni bannis, ni écartés par les Bourbons, c'est le court retour de l'Empereur qui précipitera leur chute. Waterloo signe le début de leur calvaire. Accusés de complot et de trahison, leur sort est scellé. 

Leurs femmes seront leur force. Charles a épousé par amour Georgine de Chastellux, riche jeune femme royaliste. Antoine, lui, a été marié par l'Empereur à Emilie de Beauharnais, la nièce de Joséphine; ils s'aimeront vraiment. Georgine se battra comme une lionne pour son mari, et Emilie préparera une évasion spectaculaire.

Antoine sauvé, Emilie perd la raison. Georgine n'est plus qu'une veuve éplorée. Charles et Antoine, l'indépendance et la liberté de leur pays chevillées au cœur, ont été condamnés pour l'exemple. Ils étaient oubliés de l'Histoire, jusqu'à aujourd'hui. 

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