L’actrice Ariane Ascaride, nous ouvre les portes de sa bibliothèque et raconte comment le confinement a bouleversé son rapport à la lecture mais aussi à l’écriture. Elle nous dévoile également la surprenante histoire derrière l’adaptation du roman de James Baldwin Si Beale Street pouvait parler par son mari, le cinéaste Robert Guédiguian.

Bizarrement, pendant le confinement j’ai très peu lu. 

Le confinement a déclenché une grande colère chez  Ariane Ascaride qui ne l’a plus quittée pendant plus d’un an. C’est seulement récemment que cette dernière s’en est allée. Si l’actrice a très peu lu pendant le confinement, ce qui l’a « terriblement perturbée », ce temps a été propice à l’écriture. Elle  a publié cette année Bonjour Pa’ Lettres au fantôme de mon père aux Editions du Seuil. 

Ariane Ascaride se livre sur sa grande admiration pour l’écrivaine américaine Joyce Carol Oates, auteure des Chutes ou encore de Blonde, livre sur Marilyn Monroe, qui raconte si bien les femmes américaines. « Décoiffée » par le premier chapitre des « Chutes », elle évoque aussi celui d’ Harlem Quartet, roman de l’écrivain américain James Baldwin. 

Normalement si vous êtes bien constitué, si vous avez un cœur, à la fin du premier chapitre vous pleurez. C’est un roman absolument extraordinaire sur la reconnaissance de la ségrégation, la reconnaissance de l’homosexualité (…)

Depuis longtemps lectrice de James Baldwin, elle recommande Si Beale Street pouvait parler à son mari, le cinéaste Robert Guédiguian. Il mettra 7 ans à le lire lors d’une nuit d’insomnie. Le lendemain, conquis, il veut en faire un film qui deviendra A la place du cœur.

Il y en a bien d’autres des femmes qui peuplent les étagères de la bibliothèque d’Ariane Ascaride : Annie Ernaux avec ses romans comme La Place ou Les Années ou encore l’italienne et maintenant mondialement connue Elena Ferrante.

Si elle ne devait conseiller qu’un seul livre à son petit-fils, ce serait Peter Pan car pour elle il n’y a pas d’âge !

Je plains ceux qui n’ont plus leur enfance avec eux.

Les Chutes et Blonde, Joyce Carol Oates 

Harlem Quartet et Si Beale Street pouvait parler, James Baldwin 

La Place ou Les années, Annie Ernaux 

L'amie prodigieuse, Elena Ferrante

Merci à Jérémy Tuil pour la prise de son.

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