Zabou Breitman a pris beaucoup de plaisir à lire mais n’y arrive plus ou, du moins, plus « pour rien ». Eplucher des scénarios, lire des pièces animent au quotidien l’actrice, réalisatrice et metteuse en scène mais quand il s’agit d’un roman, c’est comme si elle ne pouvait « plus s’accrocher ».

Zabou Breitman
Zabou Breitman © Maxppp / Guillaume Bonnefont

Je ne sais pas pourquoi je n’y arrive plus. Ca me désespère parce je sais le plaisir que j’y ai pris. 

Le rapport de Zabou Breitman à la lecture semble quelque peu cyclique voire tortueux. Après un long moment de « pause », le goût de la lecture est revenu lorsqu’elle avait environ 30 ans. A ce moment-là, elle s’est mise à lire par auteur : du mystérieux Kundera au prolifique Zweig en passant par Arto Paasilinna dont elle est tombée « très en amour ». 

Lorsqu’elle était plus jeune, il y avait Zazie dans le métro qu’elle a lu, lu et relu et qui la faisait beaucoup rire.

Moi j’étais comme ça à 12 ans. Non j’avais les nattes mais j’avais un vieux pull.

Zabou Breitman a commencé à lire à l’âge de 6 ans et demi et, ce, de façon effrénée. Très tôt, elle se plonge simultanément dans la Comtesse de Ségur et dans Hara-Kiri Hebdo. 

J’adorais Cabu et Wolinski. J’aimais tellement Wolinski.

Après un déménagement dans un petit village entre Romorantin et Vierzon, l’ennui la pousse à lire encore davantage. Du Château des Carpathes de Jules Vernes à Dune de Franck Herbert en passant par Les Misérables de Victor Hugo. 

Mon père me disait toujours ce qui est important ce n’est pas ce qu’on lit mais de lire.

Zabou Breitman admet volontiers qu’elle aime la disjonction qu’elle retrouve à la fois dans l’humour, le polar et le fantastique. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle apprécie tant Shakespeare dont les œuvres oscillent entre drame, tragédie et humour. 

L’un de ses plaisirs consiste à lire à voix haute le recueil de chroniques Comment voyager avec un saumon d’Umberto Eco. Enfin, dans sa bibliothèque il y a les essais sociologiques, notamment ceux du psychanalyste Paul Vaslavik : de Faites vous-mêmes votre malheur – dont elle déteste la traduction française du titre  qui devrait davantage ressembler, selon elle, à « La situation est désespérée mais pas grave » – à Comment réussir à échouer. 

Dans la bibliothèque de Zabou Breitman 

  • Exercice de style et Zazie dans le métro, Raymond Queneau 
  • La Château des Carpathes, Jules Verne 
  • Dune, Franck Herbert 
  • Comment voyager avec un saumon, Umberto Eco
  • Comment réussir à échouer, Paul Vaslavik 
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