Ce n'est ni un hôtel ni un hôpital. Ils ne sont pas encore très nombreux mais on va peut-être en voir de plus en plus. Le gouvernement veut en effet développer ce genre d'établissements dans les années à venir, pour libérer des lits tout en facilitant l'accompagnement des patients qui sortent d’hôpital.

500 millions d'euros alloués au développement de ces hôtels en 2021. Ce sera une goutte d'eau dans l’océan des dépenses de l'assurance maladie, mais tout de même, on peut dire que l'idée fait son chemin.

Installés au sein même ou à côté de l’hôpital, ce sont en fait des chambres ou des studios où on pourra dormir une nuit, deux nuits, voire une semaine. Ils ne sont pas médicalisés, le patient n'y sera pas soigné, en revanche, un médecin ou une infirmière pourra être amené à y passer en cas de besoin. 

C'est donc sécurisant pour le patient mais sans la lourdeur d'une chambre d’hôpital. Et ça coûte évidemment beaucoup moins cher qu'une chambre d’hôpital. On comprend que l’exécutif s'y intéresse...

Alors à qui ça peut s'adresser ? En pré, en postopératoire ; à un patient âgé par exemple, qui se fait opérer de la cataracte mais qui habite loin et qui ne peut pas faire le retour chez lui dans la journée.

A Suresnes, en région parisienne, l’hôpital Foch s'est adossé à une structure associative il y a trois ans pour proposer en face de l'établissement cinq chambres de ce type a des patients. Une expérience plutôt réussie à tous égards selon Stéphanie Forté, la directrice médicale de l'établissement.

Alors on va dire que l’hôpital se débarrasse à bon compte peut-être de ses patients. Stéphanie Forté s'inscrit en faux : ça permet c'est vrai d’accélérer le virage ambulatoire mais les patients, dit-elle, ne sont pas friands de l’hôpital et préfèrent souvent la formule. D'ailleurs, ils en redemandent et l’hôpital Foch devrait bientôt ouvrir de nouvelles chambres pour répondre a la demande. 

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