Alors que le sujet des vaccins est au cœur de nos préoccupations et de nos espoirs pour lutter contre le Covid, et alors que la défiance des français est croissante vis a vis des vaccins, focus sur celui contre le papillomavirus : le vaccin HPV.

Le vaccin contre le papillomavirus est maintenant recommandé aux garçons
Le vaccin contre le papillomavirus est maintenant recommandé aux garçons © Getty / Douglas Sacha

La Haute Autorité de santé a publié cette recommandation il y a un an tout juste, en décembre 2019.Théoriquement donc, votre pédiatre ou votre médecin traitant doivent vous proposer cette vaccination pour un adolescent âgé de 11 à 15 ans, comme ils le font déjà depuis plus de dix ans pour les jeunes filles.

Alors pourquoi cette extension soudaine aux garçons ?

Parce que ça se fait déjà dans plein d'autres pays, comme l’Australie ou les États-Unis, mais aussi parce que c'est médicalement justifié : les  cancers liés au papillomavirus touchent surtout les filles, c'est vrai, avec le cancer du col de l’utérus, mais les garçons aussi, avec des  cancers de la gorge par exemple. Et puis vacciner les garçons, c'est finalement doubler les chances d'éradiquer le virus, puisqu'on multiplie par deux la couverture vaccinale. Et ce n'est pas superflu puisque chez les filles la vaccination reste assez faible avec seulement 30% des adolescentes françaises vaccinées contre 80% par exemple en Grande Bretagne.

Il y a en France de la défiance vis a vis de ce vaccin, une crainte sur d'éventuels effets secondaires.Défiance injustifiée insiste pourtant le pédiatre François Vié le Sage.

De plus l'Organisation mondiale de la santé a dit justement son inquiétude cette semaine vis a vis du cancer du col de l’utérus. Elle invite à multiplier les actions de prévention, et notamment la vaccination.

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