Graceland, palais du roi Elvis est devenu un véritable lieu de culte pour certains, ce qui peut entraîner l'incompréhension des autres...

Fans d'Elvis devant Graceland, le 15 août 2007 pour la semaine de cérémonie marquant le 30e anniversaire de sa mort - Memphis, Tennessee, USA
Fans d'Elvis devant Graceland, le 15 août 2007 pour la semaine de cérémonie marquant le 30e anniversaire de sa mort - Memphis, Tennessee, USA © Getty / Joe Raedle

Quand on se promène dans le domaine de Graceland le long des boutiques qui sont toutes dédiées au roi Elvis, il y a deux choses qui frappent l'oreille. D'abord, il y a des hauts parleurs tous les dix mètres et, au risque de l'overdose, ils ne diffusent que des chansons d'Elvis !

L'autre chose frappante ici, c'est que l'on entend parler toutes les langues du monde, plus de 600 000 visiteurs par an venus de toute la planète. Pour la plupart de ces visiteurs, venir chez Elvis Presley était un rêve très cher.

Vincent, de Paris

Pour moi, c'était important de venir un jour à Memphis. Pour nous c'est plus un pèlerinage. Y en a qui vont à Lourdes, nous on va à Memphis. C'est un souvenir pour moi gravé à vie. Y aura avant et après Memphis.

Si certains prennent Elvis pour un dieu, d'autres préfèrent garder leurs distances et ne pas faire ce voyage à Memphis, comme Eddy Mitchell. Le chanteur est un grand fans du King, en particulier sur la période des années 50. Il reste néanmoins étonné de l'engouement de certains admirateurs.

Eddy Mitchell

C'est quelque chose qui m'échappe. Je serai incapable de faire le voyage. Pour n'importe qui d'ailleurs. C'est pas contre Elvis Presley que je dis ça. Loin de là ! Mais bon je comprends pas...

Certains viennent à Grace Land pour garder l'image d'un Elvis vivant. Mais pendant que les pour et les contre s'affrontent, Elvis chante toujours dans les hauts parleurs de la propriété.

Depuis que Graceland a ouvert ses portes au public, ils sont près de 15 millions de personnes à avoir fouler le sol de la demeure du King, des plus inconnus aux plus célèbres comme le premier ministre japonais Junichiro Koizumi. Après la Maison-Blanche à Washington, c'est la propriété privée la plus visité des États-Unis.

Elvis Presley - Love me tender (1956) de Elvis Presley, Vera Matson (Ken Darby) et George R. Poulton / RCA Victor

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