Autres temps, autres mœurs... Les fans d'Elvis avaient parfois droit à des privilèges que ceux d'aujourd'hui doivent leur envier.

Elvis avec ses fans à Little Rock, Arkansas en mars 1958
Elvis avec ses fans à Little Rock, Arkansas en mars 1958 © Getty / Bettmann

En longeant la propriété privée d'Elvis à Memphis, je suis frappé par une chose : le mur de pierres rouges qui donne sur la route est entièrement recouvert de petits graffitis. Des messages personnels, souvent des remerciements ou des mots d'amour directement adressés à Elvis.

J'essaie de m'imaginer ce que pouvait être cet endroit de son vivant. Il paraît qu'il y avait des fans jour et nuit devant chez lui, comme l'explique Lois Smith, la cousine d'Elvis.

Parmi ses fans, Patsy Andersen qui allait travailler pendant 22 ans au service d'Elvis Presley Enterprise, n'avait pas assez de ses yeux pour tenter d'apercevoir son idole.

J'ai pu voir Elvis qui descendait parfois jusqu'au portail pour signer des autographes. Il parlait aux fans, il était vraiment génial.

Et à force de patience, on arrivait parfois à obtenir un privilège inoubliable comme le raconte Patsy :

Je me souviens qu'un soir, il conduisait un kart dans les allées devant sa maison. Et à cette époque, les fans étaient autorisés à entrer dans la propriété et à s’asseoir dans l'herbe, au bord de ce circuit sur lequel Elvis tournait. A un moment, il est passé derrière sa maison, et nous nous attendions qu'il revienne de l'autre côté. Mais il est revenu en arrière sans son kart et il s'est caché à un coin de sa maison. Il est resté là juste derrière notre dos, à nous observer. Une fille l'a vu, on s'est tous retourné et je peux vous dire que je n'ai jamais vu un être humain courir aussi vite qu'Elvis ce soir là.

Les fans d'aujourd'hui doivent vraiment envier la chance de ceux d'hier, ceux qui ne les empêchent pas de venir et de revenir à Memphis, à la recherche du fantôme de Presley. Et pendant ce temps là, inlassablement, Elvis chante dans les hauts parleurs de Graceland.

Elvis Presley - Fever (1960) de John Davenport et Eddie Cooley / RCA Victor

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