Si Elvis est devenu le King, c'est aussi grâce au colonel Parker qui fut son business man. Mais les fans d'Elvis n'ont jamais apprécié ce personnage.

Colonel Tom Parker et Elvis Presley
Colonel Tom Parker et Elvis Presley © Getty / GAB Archive

Elvis Presley a toujours été un homme très entouré. Huit à dix personnes étaient avec lui pratiquement en permanence. Il y avait ceux que la presse a appelé la Mafia de Memphis et puis deux managers : l'incontournable colonel Parker et l'homme de confiance, Joe Esposito. Ce dernier explique comment les rôles se repartissaient entre eux.

Le colonel Parker était son manager pour les affaires, il s'occupait de tous les contrats. Moi je m'occupais d'Elvis, son programme. je réglais les factures. Je faisais en sorte qu'il ait tout ce dont il avait besoin.

Ce fameux colonel Parker n'était pas colonel et ne s'appelait pas Tom Parker. Son vrai nom était Andreas Cornelius van Kuijk. Il venait des Pays-Bas et était entré illégalement aux États-Unis. Même si les fans d'Elvis ne l'ont jamais vraiment aimé, ils reconnaissent à Tom Parker un certain talent d'homme d'affaire, à l'image de Jacques Delessert, auteur d' Elvis, mon ami.

Son manager Tom Parker était un génie mais le plus grand des voyous aussi. Au tout début, Elvis était connu dans les alentours de Memphis. Son grand découvreur reste le le producteur Sam Phillips. Il passait dans les radios locales mais ça ne sortait pas du Tennessee, voire quelques états du sud. Parker a réussi à faire passer Elvis à la télévision. Il atteint le territoire américain et puis le monde. Il a aussi racheté tous les enregistrements d'Elvis chez Sun pour tout donner à RCA. Et ils ont fait des millions avec ça.

Et il faut croire que Elvis ne se plaignait pas trop de son agent qui lui avait fait accéder aux portes de la gloire. Le contrat était finalement gagnant - gagnant pour les deux hommes. Il tenait sur une simple poignée de main, et jamais Elvis ne l'a rompu.

Eddy Mitchell n'est pas tendre avec le colonel Parker :

Je pense qu'il a totalement détruit le niveau artistique, surtout du côté cinéma. Il lui a fait gagner de l'argent. C'est tout.

De cette période à Hollywood, on retiendra quand même quelques chansons intéressantes comme celle du film éponyme King Creole.

Elvis Presley - King Creole (1958) de Jerry Leiber et Mike Stroller / RCA Victor

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