Dans toute histoire, il y un bon et un méchant. Ce dernier rôle a été dévolu au colonel Parker, que certains fans tiennent pour responsable de la mort d'Elvis Presley.

Le colonel Parker et Elvis Presley en conférence de presse pour le spectacle qu'il donne au Madison Square Garden de New-York en 9 juin 1972
Le colonel Parker et Elvis Presley en conférence de presse pour le spectacle qu'il donne au Madison Square Garden de New-York en 9 juin 1972 © Getty / Michael Ochs Archives

A Memphis et plus précisément sur le domaine de Graceland, on peut trouver de nombreux livres sur Elvis. Chaque facette de sa vie est décortiquée, son histoire, sa musique, ses films, ses voitures et même ses recettes de cuisine.

Mon attention est attirée par un livre qui semble différent des autres. Il s'intitule Le colonel Parker, l'homme dans l'ombre d'Elvis. Il est signée par la journaliste Alanna Nash. On peut y découvrir l'histoire nébuleuse du manager d'Elvis et les rapports parfois difficiles que les deux hommes entretenaient. Visiblement les fans d'Elvis n'apprécie pas beaucoup Parker. Et je demande à Georges Klein, ami d'Elvis, si il comprend pourquoi ?

Oh oui je comprends pourquoi. Le colonel a fait 90 % de bonnes choses et 10 % de mauvaises. Mais ils ouvraient le chemin. Aucune règle n'existait. C'était des aventuriers dans ce domaine, alors forcément il y a eu des erreurs. Mais la plus grosse, c'était ne de pas autorisé Elvis à aller en Europe.

Et toujours selon Georges Klein, le colonel Parker n'avait aucun sens artistique.

Le problème était que le colonel n'était pas capable de sentir si une chanson ou un film était bon ou pas. Il n'avait aucun talent artistique.

Les fans d'Elvis considèrent aussi que le colonel l'a trop fait travailler, surtout les dernières années, qu'il l'a épuisé et qu'il est responsable de sa déchéance. Mais le bassiste de Dynastie Crisis et fan d'Elvis, Jacky Chalard, relativise les choses.

Il y a toujours un bon et un méchant dans une histoire. Alors si c'est Parker qui doit avoir le rôle du méchant... Mais lui tenir une rancune sur la mort d'Elvis ? Il n'est pas mort à cause de Parker. Il est un personnage de la tragédie grecque que peut-être la vie d'Elvis. C'est tout. Chacun en fait le traître ou le bon mec qu'il était.

Parker, en bon business man, avait notamment réalisé un joli coup pour Elvis en janvier 1973 : le faire chanter à Hawaï devant six mille personnes mais surtout devant un milliard et demi de téléspectateurs dans le monde entier, grâce à une diffusion par satellite. Il y chanta entre autre Burning love.

Elvis Presley - Burning Love (1972) de Dennis Linde / RCA

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