Comment exercer son métier de journaliste dans le Cachemire, où le pouvoir indien met en oeuvre une répression brutale après avoir révoqué l'indépendance de la région ? Sébastien Farcis, correspondant pour Radio France sur place, raconte.

Sébastien Farcis est correspondant pour RFI à New Delhi et auprès de la rédaction internationale de Radio France. Depuis un an, le pouvoir central a repris le contrôle politique sur le Cachemire, interdisant les journalistes étrangers de séjour.

Interdits de séjour

Le ministère de l'Intérieur impose normalement aux journalistes de demander un laissez-passer pour avoir accès à Jammu-et-Cachemire. Or, depuis le 5 août, plus aucun journaliste étranger basé en Inde n'a été admis dans l'état frontalier.

Pour continuer son travail, Sébastien Farcis fait donc appel à un journaliste "fixeur". Une personne de confiance sur place, qui est ses yeux et ses oreilles.

Une situation généralisée

Dans un pays où les antagonismes sont de plus en plus marqués, la véracité des informations qui parviennent aux journalistes internationaux se fait difficile à vérifier. Les autorités sur place communiquent de moins en moins et vont même jusqu'à nier des faits avérés.

La situation au Cachemire n'a rien d'inédit. Elle met néanmoins en lumière une défiance de plus en plus généralisée à l’égard des journalistes étrangers. 

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