Et les violons du monde...

Ce matin, c'est un western des steppes d'Asie que vous nous proposez, sur les traces d'un fougueux guitariste et de son étrange équipage, Mathias Duplessy et les violons du monde.. 

Extrait Le vol du héron 

Mathias Duplessy commence l'étude de la guitare classique dès l'âge de 5 ans. Son instrument le mène naturellement  chez les virtuoses de Grenade pour étudier le flamenco, et de là, il remonte le temps et l'espace, pour se frotter aux gitans ottomans, puis remonter jusqu'à la source, en Inde,  et enfin chez les monghols, qui ont régner sur l'Inde  pendant 200 ans. 

Gitans d'Espagne, gitans de Turquie, gitans d'Inde, gitans de tous les pays, unissez vous semble nous dire Mathias Duplessy. Les musiciens sont des nomades, et les rois des nomades étaient les Mongols, qui conquirent le monde grace à leurs chevaux, mangeant et dormant dessus, pour les recycler enfin en instrument de musique: Les crins font l’archet, les boyaux les cordes, le crâne fait caisse de résonance…

Extrait Crazy Horse 

Crazy Horse, c'est le nom du morceau que l'on vient d'entendre, c'est aussi le totem de Mathias Duplessy, qui fougueux comme un cheval mène son équipage de violons à l'assaut du monde.

Un violon chinois, un violon mongol, un violon scandinave..

Un vrai western à la Tarentino.

Gao Gan, grand maitre du violon chinois, qui se joue en coinçant son archet derrière la corde, donne à son instrument l'expressivité du chant, avec des inflexions, des glissendo qui se rapprochent de la voix humaine, allant jusqu'à imiter le gémissement, la plainte, le rire.

Tout le monde se l'arrache, jusqu'aux orchestres occidentaux dont il joue le répertoire à sa manière.

Extrait Pavane pour une défunte 

Comment s'appelle le violon chinois ?

Le ehru. Le violon mongol lui s'appelle le Morin Khuur, la vielle à tête de cheval. Il est joué par Epi, de son vrai nom, Enkhjargal Dandarvaanchig. Bon, Epi, ça sonne bien..

Epi pratique aussi le chant diphonique.. Plusieurs sons sortent en simultané de sa bouche : En plaçant sa voix très très bas, il génère des harmoniques qui modulent dans les résonateurs naturels de la tête qui sont la gorge, le palais, le nez et le front. Oui, c'est tout ça qu'un chanteur doit sentir vibrer quand il chante..

Et quand on y arrive, croyez moi, on plane, extase garantie. c'est cette technique qu'utilisent également les moines thibétains pour s'envoyer en l'air, je veux dire, pour méditer..

Enfin, joué par Aliocha, une vielle à archet qui s'appelle le nickelharpa, d'origine suédoise, avec des cordes sympathiques qui entrent en résonance et produisent un son d'une richesse inouie..

Voilà l'équipage de Mathias Duplessy, qui jouera pour notre grand plaisir le 16 Novembre salle Gaveau à Paris. 

Extrait Montagne

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