Attention, ce matin, ça plane sur France Inter avec Dhafer Youssef, l’oudiste à la voix d’ange..

Écoutez ce dialogue amoureux entre la voix de Dhafer Youssef et le clarinettiste Husnu Selendiritcheu... A-t-on entendu une voix humaine monter si haut et nous faire entrevoir des splendeurs que peu de musiques nous aident à contempler ?

Oui ça plane ce matin sur France Inter, grâce à Dhafer Youssef et à son inspiration qu’il a puisé chez les soufis. Né en Tunisie, il chante dans les mariages dès l’âge de 10 ans. D'instinct, il invente une technique qui lui permet de consolider et de développer des notes très très hautes qu’il atteint en rentrant sa tête sur son torse, le menton sur sa poitrine, en posant sa main sur son nez comme pour augmenter le résonateur nasal et avoir  un retour de sa voix pour mieux la maîtriser. Ceci posé, l’ascension peut commencer, et là, c’est la guerre des étoiles.

Dans l’histoire de Dhafer Youssef, il y a Vienne, capitale de l’empire austro-hongrois que l’on nommait : Porta Orientis, la porte de l’Orient. La porte, le bastion, voire le pont. L’Orient commençait aux portes de Vienne. Si l’Histoire ne retient que la guerre avec les Ottomans, la vérité c’est que les périodes de paix et d’échanges florissants dominent largement. Mozart et Beethoven découvrent les timbales et les cymbales en écoutant l’orchestre des Janissaires... Toujours est il qu’aujourd’hui, Vienne continue d’être ce pont entre Occident et Orient puisque c’est là qu’à l’âge de 20 ans,  Dhafer Youssef découvre l’Inde.. 

Son nouvel album s’intitule “Sounds of Mirror”

Oui et ces miroirs qu’il évoque, ce sont ses musiciens. Dhafer Youssef a toujours su s’entourer des meilleurs instrumentistes. Zakir Hussein, maître des tablas indiens, ces percussions qui semblent parler, taketikida ke dan, ou takiténadin, Husnu Selendiritcheu, clarinettiste turc au son incroyable que l’on confond tantôt avec un violon, tantôt avec une voix, et le Norvégien Eivind Aarset à la Guitare.

Dans cet album, Dhafer célèbre la musique indienne avec laquelle il est tombé en amour :

J’aime cette façon qu’ont les musiciens de faire chanter leur instrument, comme une voix. Quand je ne suis pas bien, j’écoute des ragas et dès la première note, je suis au ciel.

Bon ben allons tous au ciel alors…

Légende du visuel principal:
Dhafer Youssef, musicien tunisien, sur la scène du Elbjazz Festival à Hambourg, en Allemagne (juinn 2017) © Getty / picture alliance
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