"Pannonica, a tribute to Pannonica" : un album qui est aussi le témoignage amoureux de tous ces musiciens qu’elle aimait tant.

Extrait de la pochette de l'album "PANNONICA, A TRIBUTE TO PANNONICA"
Extrait de la pochette de l'album "PANNONICA, A TRIBUTE TO PANNONICA"

C’est l’histoire d’une baronne anglaise, qui invente la disruption au sortir de la Seconde Guerre mondiale.

C’est l’histoire d’un prénom chelou, Pannonica, du à son entomologiste de père, qui préférait de loin les insectes aux stock options, ce qui la fout mal pour un Rotschild, et qui découvrant un nouveau spécimen de papillon en Hongrie, baptisa le papillon et sa fille du nom latin de la Hongrie, Pannonica.

C’est l’histoire d’une artiste, ou d’une artisto, enfin un mélange d’aristo et d’artiste quoi, de ceux qui passaient leur temps à sillonner les meilleurs spots de la planète en inventant l’alpinisme à Chamonix, le ski nautique à Nice, et l’archéologie à Louxor...

C’est l’histoire d’une Bentley gris perle au cuir bleu que tous les musiciens de jazz connaissaient parce qu’elle les recueillait parfois au sortir d’un Club de Manhattan le temps de partager un dernier joint. C’est l’histoire d’une grande dame qui frayait avec des musiciens noirs qui étaient moins bien considérés que des chiens dans l’Amérique de l’après guerre..

Pannonica de Rotschild fait les beaux arts, voyage partout avec son père, conduit des voitures, des camions, des bateaux, des avions, rencontre son mari français à l’aérodrome du Touquet, l’épouse. Jules de Koenigswarter deviendra le premier aviateur à rejoindre De Gaulle à Londres lors de l’appel du 18 juin..

Elle lui fait des enfants, mais s’ennuie après la guerre lorsqu’il est nommé ambassadeur...

Alors elle s’installe à New York pour étancher sa soif de jazz. 

La scène new-yorkaise dans ces temps mythiques…

Il est un club à New-York qui raconte mieux que quiconque l’esprit de ce temps là, le Mintons où Pannonica aimait s’installer discrètement, qui ouvrait à 4h du matin, où les musiciens se produisaient devant des musiciens.

Ils se défiaient, se surpassaient, jouaient de plus en plus vite, des accords de plus en plus complexes, et tout ce beau monde se retrouvait à 7h du matin chez Thelonious Monk pour tacher de comprendre ce qui s’était passé, écrivant ainsi les règles du bebop. 

Pannonica fut déshéritée, elle ne conserva que son hôtel particulier, refuge pour chats et musiciens de jazz. Charlie Parker y est mort de rire, Thelonius Monk y vivra ses dernières années... Cats house. Un cat, c’est un fan affranchi qui vit dans l’entourage d’un grand musicien de jazz , qui l’aide, qui le supporte.

Une catwoman au prénom de papillon, Panonica, l’album est un vrai témoignage amoureux de tous ces musiciens qu’elle aimait tant.

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