Ce matin, Rosemary Standley et Dom la Neña, le duo Birds on a Wire, nous livrent leur second opus "Ramages", aussi savoureux que le premier…

Extrait La Gatta 

Au-delà de toute considération musicologique, force est de constater que la musique de Birds On A Wire réjouit chacune des cellules de notre corps, un corps qui devient vibrant et apaisé.

Est-ce la voix magique de Rosemary, sortie d’un autre temps, incantatrice et bienveillante, un chant de gorge projeté droit devant, sans un cillement, sans un clignement d’œil, sans un tressaillement émotif et pourtant tellement chargée d’émotion, est-ce velours du violoncelle de Dom la Nena qui vient enrober les injonctions solaires de Rosemary ?

Le culot de la mise à nu, le courage de s’exposer dans le plus simple appareil, un violoncelle, ici augmenté du clavecin d’Elisabeth Geiger, là agrémenté du santour, sorte de cithare persanne, d’Ouriana Lampropoulou, ou de l’accordéon de Lionel Suarez et de la voix de Wayne Standley.

Extrait Shake Sugaree

Rosemary Standley et Dom la Nena, deux grandes figures féminines nous parlent du fond des âges heureux, pour nous rappeler les vertus des Sybilles, ces filles à la voix d’or, qui seules comprenaient les Dieux et qui, à Delphes, une fois l’an, le jour de la naissance d’Apollon,  étaient habilitées à dispenser leur parole à nous les humains. 

Dieu en Grec se dit Theos, En theos, en Dieu, possédé du Dieu, en theos va donner enthousiasme. 

Oui ces deux-là, répondant au doux nom de Birds on a wire, les oiseaux sur un fil, tiré d’une chanson de Leonard Cohen, nous transmettent rien moins qu’un enthousiasme transcendental..

Extrait Sinéfiasmeni Kiriaki 

En combien de langues chantent-elles, André?

Elles chantent en Italien, en Grec, en Anglais, en Espagnol, en Portugais, en Breton, en Catalan, en Russe, elles nous redessinent la carte de l’Europe médiévale, et refont en riant les chemins que parcouraient les troubadours. Parce que c’est ça la mission d’un musicien, qui par essence est un nomade.
Se déplacer pour chercher de nouveaux publics, se déplacer pour rencontrer d’autres musiciens et incorporer de nouvelles techniques, se déplacer pour se frotter l’inspiration à de nouvelles muses, pour ramener enfin dans sa terre natale des nouvelles chansons, des nouveaux contes, des poèmes lointains, comme autant de trésors ramenés d’un ailleurs qui fait rêver. Les épices, la soie, et la musique, les denrées précieuses des colporteurs de rêve.. 

Birds on a wire jouera à La Cigale demain jeudi 27 février… 

Extrait Sur la place 

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