Berlin, début des années 30. Max Openheimer, devenu Max Ophuls, réalise ses premiers films : Il y a une splendeur méconnue, La fiancée vendue , adaptation de l’opéra éponyme de Smetana, que Marcel Ophuls compare aux premières comédies musicales de Lubitsch ; A propos de son deuxième film, Les héritières hilares , Max évoque un « scénario inepte, insipide, d’une platitude à toute épreuve » et avoue qu’il n’a jamais pu supporter de le voir jusqu’à la fin. Et puis c’est le premier chef d’œuvre et le premier succès : Liebeleï . Magda Scheider, la future mère de Romy, qui s’apprête à grenouiller dans les cercles nazis les plus influents, en est la star. Marcel se rappelle qu’il voit pour la première fois à ce moment-là les uniformes qui déferleront quelques années plus tard sur toute l’Europe. Au moment où Liebeleï sort sur les écrans, c’est l’incendie du Reichstag. En 1933, la famille Ophuls fait partie de la toute première génération de ceux qui comprennent qu’il vaut mieux laisser Berlin et l’Allemagne derrière soi. Marcel Ophuls a cinq ans.

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(ré)écouter Marcel Ophuls, sa vie, son oeuvre, son siècle Voir plus
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