Pour Marcel Ophuls, le héros de Memory of Justice (L’empreinte de la justice en français) est Telford Taylor, conseiller du procureur pendant le procès de Nuremberg, grand opposant du sénateur McCarthy, témoin engagé et critique au moment de la guerre du Vietnam. Dans la galerie des dizaines de personnages rencontrés alors, on trouve aussi Albert Speer. L’enfant chéri d’Hitler, architecte de prédilection de ce dernier, ministre de l’armement et des munitions du IIIème Reich, fut un des rares dirigeants à ne pas être condamné à mort. Plus malin que les autres, et sans doute parce qu’il fut le seul à exprimer quelques remords, il ne fut condamné qu’à 20 ans de prison. Il rédige des mémoires que Marcel Ophuls envisagea un temps d’adapter sous forme de fiction. Interviewé pendant plusieurs jours pour Memory of Justice, Albert Speer, fera aussi l’objet d’un échange inattendu entre Marcel Ophuls et Raoul Hilberg, historien pionnier de la shoah et auteur de ce livre monument qu’est La destruction des juifs d’Europe

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(ré)écouter Marcel Ophuls, sa vie, son oeuvre, son siècle Voir plus
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