Ce n’est pas toujours beau à voir la neutralité, en effet… Mais ce n’est pas pour cela que les Ophuls décident de quitter la Suisse. Dans ses Souvenirs , Max écrit : « Le directeur du théâtre de Zurich m’offrit un contrat, mais, selon les dispositions du droit d’asile en Suisse, on ne pouvait m’accorder la carte de travail que si je me déclarais déserteur de l’armée française. Je préférais regagner la France, afin d’entreprendre des démarches en vue de mon immigration aux Etats-Unis » Ces démarches, elle consiste notamment pour le cinéaste à faire des voyages réguliers et périlleux à Vichy pour récupérer un visa, grâce à l’entremise de la femme de Georges Bidault, qui travaille alors dans une administration du gouvernement de Pétain. Georges Bidault, le futur président du conseil national de la résistance, que Marcel Ophuls retrouvera des années plus tard pour le faire témoigner dans Le Chagrin et la pitié…

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Le chagrin et la pitié

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(ré)écouter Marcel Ophuls, sa vie, son oeuvre, son siècle Voir plus
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