Pratique contemporaine répandue consistant à disparaître d'une relation en ne répondant plus aux messages. De l'anglais "ghost"= fantôme.

Il y a des tas de façon, plus ou moins justes, de définir le "ghosting". Sur Wikipedia, qui fait remonter l’expression à 2006, cela consiste à mettre fin à une relation en interrompant, sans avertissement ni explication, toute communication. Le dictionnaire en ligne classe ce terme dans la catégorie : « violences psychologiques ». 

Dans le toujours truculent blog des Correcteurs du journal le Monde, on évoque sobrement (et en ricanant un peu) une simple "évaporation".

Dans son livre, Rupture(s), paru en mars 2019, la philosophe Claire Marin parle du "ghosting" 

Un nouveau nom pour une vieille lâcheté.

Pour certain, le "ghosting" c’est ce qu'on leur a infligé quand d'autre sont partis. Sans sommation, après six mois d’idylle. Et surtout sans jamais leur dire ou leur écrire. Certain ne désespère pas de tomber par hasard sur le "ghosteur" dans la rue pour le défoncer et se soulager.

Le "ghosting" et ses nombreux avatars sont-ils de simples impolitesses 2.0 ? Une manière particulièrement inélégante, moderne dans la forme, mais vieille comme le monde sur le fond : faire le mort. Ou est-ce le symptôme d’un rétrécissement du couple ? 

On va tacher d’y répondre avec notre invitée, et vos témoignages de "ghostés", voire peut-être de "ghosteurs"… 

Nous recevons Renée Greusard, journaliste pour le site Rue89. En passe de devenir docteur en "ghosting", puisque M. Creusard inaugure une nouvelle série d’articles génialement baptisée "ok Ghoster" au concept non moins fantastique.

►►► LIRE | Amour 2.0 : le "ghosting" ou l'art de disparaître

PROGRAMMATION MUSICALE

  1. M/Matthieu CHEDID - Lettre infinie (2019)

  2. OTHER LIVES - Lost day (2020)

  3. MADONNA - Hollywood (2003)

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