Ce soir, et jusqu’à 23h, dans Modern Love on s'interesse à la cuisine et à tout ce qu'elle dit de nous et de la société avec la journaliste et traductrice Nora Bouazzouni.

Illustration du livre de la journaliste Nora Bouazzouni, "Faiminisme" (Editions Nourriturfu).
Illustration du livre de la journaliste Nora Bouazzouni, "Faiminisme" (Editions Nourriturfu). © Getty / Westend61

« On est ce que ce que l’on mange ». Et je suis tentée d’ajouter « gnagnagna ».

Parce que ca fait partie des expressions pontifiantes et pré-machouillées qu’on recrache sans forcément songer à ce qu’elles impliquent. Pour moi, d’abord, si on est ce qu’on mange, je suis un gnocchi à poêler. J’avais d’autres ambitions dans la vie…

Le second problème de cette expression et de son pendant new-age « dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es », c’est que ça ne raconte pas grand-chose de la manière dont la nourriture organise et désorganise les liens familiaux, amoureux et sociétaux.

Ni comment l’alimentation dit tout de la répartition des ressources, de la vie domestique, et des mécanismes a l’œuvre quand on partage un repas. Bref, tout ce qui fait qu’en réalité, on mange ce qu’on est, ou ce qu’on voudrait paraitre.

Alors, faut-il quitter quelqu’un parce qu’il n’aime pas la coriandre ? Pourquoi s’engueule-t-on a Noel ? Que met-on dans l’assiette et dans la tête des petits garçons et des petites filles ?

Réponses épicées de notre  invitée : Nora Bouazzouni.

Nora Bouazzouni.

Elle est journaliste "séries-bouffe-genre-société" et parfois tout ça en même temps.

Elle est  également traductrice et désormais youtubeuse, puisqu'elle répond sur la chaine Urbania, a des questions aussi essentielles que « faut-il commander la deuxième bouteille de vin la moins chère quand on va au resto ?» ou « peut-on venir dans un resto chic avec un nourrisson ?». Elle est également l'auteure de « faiminisme" , paru en 2018 aux excellentes éditions Nourriturfu.

Un essai mordant qui assaisonne la domination masculine et prend en sandwich le genre et l’assiette. 

La note vocale

Chaque semaine, un auditeur nous confie ce qu’il fait, écoute, lit, regarde, visite ou cuisine pour ne pas se faire casser la gueule par la déprime du dimanche …

Ce soir, la note vocale est signée Farah. Le dimanche commence par des litres de café et finit sur du yoga (plus cohérent que l’inverse). Entre les deux, un peu de lose en chaussettes trouées.

La programmation musicale

  • Jane Birkin, « ta Sentinelle »
  • Lloyle Carner, "Yesterday "
  • Alain Bashung, « Osez Joséphine »

L'amour de l'art

Ce soir, c’est le journaliste Denis Robert qui a bien voulu se confier à nous.

Entre une livre, une chanson, ou un film d’amour, il n’a pas su choisir, alors il a pris les trois. Choisir, c’est renoncer, et c’est pas tout à fait son genre à Denis Robert.

« Osez Joséphine » d’Alain Bashung. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'équipe