Un voyage sous le signe de la politique en ce début d’année.

Si certains voyagistes en ont fait leur fond de commerce comme ces tours de la place Tahir au Caire ou de la place Tien Amen à Pekin

D’autres échappent encore à toute récupération c’est le cas du parc Yasmina à Casablanca investie par cette jeunesse qui n’a connu que Mohamed VI et dont les années de plomb semblent bien loin.

Portée par la tradition rebelle et résistante de Casablanca; terreau de la société civile depuis la fin des années de plomb au début des années 90, Ils sont sûrs que le Maroc qui bouge c’est eux et dans le sillon des printemps arabe battent le pavé aux cris de « liberté, dignité et justice sociale ».

Mais depuis quelques mois le pouvoir a repris en main cette jeunesse emprisonnant plus de 70 activistes dont le Rappeur Mouad qui osa défier le roi en chantant : 50% des marocains aiment le roi, 40% font les hypocrites devant lui et 10% ne le reconnaissent pas.

Aujourd’hui, les associations des droits de l’homme et de nombreux artistes demandent sa libération et s’élèvent contre cette atteinte à la liberté d’expression pourtant garantie par l’article 25 de la constitution.

Mais il semble bien que Mouad soit devenu un danger potentiel pour la Monarchie même à Casablanca: cette ville de tradition rebelle, résistante et tolérante…

Il n’empêche que le parc Yasmina reste toujours le lieu de rencontre de cette jeunesse marocaine : une école du politique et de la démocratie.

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