Un voyage au cœur d’un sujet longtemps tabou….Les camps d’internement et de déportation en France. Il y en a eu 240 pendant la seconde guerre mondiale.

Et ce n’est qu’en 1983, à l’annonce de la destruction de la salle des peintures murales de l’ancien camp dans le réfectoire des gardiens, que des anciens résistants, des déportés et quelques universitaires se mobilisent d’abord pour classer cette salle monument historique puis pour que ce camp devienne un musée mémorial, de la déportation et de la résistance et de l’internement.

S’ensuit un long combat et aujourd’hui cette ancienne tuilerie qui a fonctionné jusqu’en 2006 lève le voile sur ces 3 années entre 1939 et 1942 où dans ces bâtiments furent internés plus de 10.000 personnes. Réfugiés en France, la plupart fuyait le totalitarisme et les persécutions en Europe. Beaucoup d’intellectuels, des prix Nobel comme Otto Meyerhof le prix Nobel de médecine en 1922 mais aussi beaucoup d’artistes, de musiciens, de écrivains ou de peintres comme comme Max Ernst, Hans Bellmer… se sont retrouvés au camp des Milles et ont continué à exercer leur activité et leur art .

Aujourd’hui ces œuvres se lisent comme des actes de résistance qu’Alain Chouraqui le President de la fondation du camp des Milles souhaite transmettre.

Une visite chargée d’émotion qui atteint son paroxysme avec cette vision plus que troublante de ces croix gammées inscrites sur les murs de la tuilerie dans les années 60 et l’on se souvient de ces mots d’Eluard « si l’écho de leurs voix faiblit, nous périront » qui prennent ici toute leur puissance et leur force.

"Le Camp des milles ou comment apprendre de notre passé pour aujourd’hui et pour demain".

Renseignements : 04 42 39 17 11-www.campdesmilles.org

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