Même si votre film m’a mis en joie il n’en n’est pas moins vrai que la thématique abordée n’amène pas à rire à gorge déployée comme on pourrait le faire devant une comédie estivale où les ressorts comiques repose sur l’audace de porter ou pas un slip de bain !

Non vous avez choisi le thème épineux de la santé mentale d’une mère de famille, c’est votre droit, c’est celui de votre réalisatrice. Mais il convient toutefois de faire preuve de modération en la matière.

En effet des spectateurs pourraient être choqués. Des spectateurs dont la mère est fragile psychologiquement ! 

Et oui je pense à eux car figurez-vous que j’en fais parti et je ne vous cache pas que votre film « Ma mère est folle » a eu un écho particulièrement oppressant dans mon petit cœur d’adule replongé en enfance dans les tourments d’une vie où régnait l’incompréhension et la peur au sein de ma propre famille ! 

Je viens d’une région où la douceur n’existe pas, où la rudesse l’emporte sur l’affectif. Une région brute dans l’épicentre d’une France oubliée de toute notion de civilisation et de progrès... la province ! 

Pour moi le calvaire a commencé très tôt...

Loin de toute notion de progrès médical voire même de civilisation quand ma mère fut prise de ses premières contractions. Elle n’eu pas le loisir d’aller en ambulance dans le confort douillet d’une maternité bien équipée.

Comme le voulait la tradition, c’est le boucher du village qui l’a emmenée dans la grotte où elle mis bas. Une vieille tradition qui veut qu’en récompense, le boucher récupère le placenta pour en faire du boudin et des rillettes ! 

Une fois au monde, je n’ai pas eu de mal à pousser mon premier cri, chez nous il n’y avait pas de sage femme et c’est une chèvre qui m'a nettoyé. Une biquette en fin de parcours qui appartenait au boucher qui a déjà prélevé sur elle une patte arrière.

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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