Daniel Morin a lu le tome 6 du "Monde de Lucrèce" d'Anne Goscinny, et cela lui a rappelé de vieux souvenirs...

Anne Goscinny, les aventures de Lucrèce dans ce 6ème tome m’ont littéralement bouleversé ! 

Ces parents, la famille qui échange sa maison avec une autre famille, ça m’a rappelé tellement d’excellents souvenirs, j’en avais les larmes aux yeux et la lèvre inférieure tremblante !  

J’étais enfant, un enfant heureux, ma famille et moi vivions dans le Sud-Ouest de la France, nous habitions en pleine forêt dans une grotte aménagée.

Pour vivre nous nous nourrissions de fruits sauvages et de petits gibiers que ma mère piégeait la nuit avec son dentier qui servait de collet ! En été nous mangions parfois un touriste perdu et c’était jour de fête ! 

Ma grand-mère, à l’instar de Scarlett, la grand-mère de Lucrèce, était alcoolique elle aussi, mais disons moins mondaine que Scarlett. Elle buvait de la liqueur d’oignon qu’elle faisait fermenter elle-même sous ses bras… 

Mon petit frère avait mauvais caractère. Issu du 6ème mariage de ma mère avec ours, il était de nature belliqueuse. Il était d’apparence déconcertante pour raison génétique paternelle il avait des griffes, son visage était couvert de poils mais ça c’était l’héritage de maman ! 

Quand les propriétaires de la jolie maison normande nous ont contactés pour échanger nos logis, nous avons sauté de joie ! Le problème c’est quand ils sont arrivés chez nous ! Ils trouvaient que la description que mémé avait faite, à savoir : « jolie demeure tout confort au cœur de la nature » ne correspondait pas vraiment ! 

Ils étaient à deux doigts de casser le contrat, deux doigts que justement mon frère a mangé au père de famille qui du coup s’est laissé convaincre d’accepter le deal ! 

Nous sommes donc partis direction Normandie dans notre plus belle charrette, une charrette entièrement en bois, tirée par quatre touristes allemands que maman avait finalement épargnés pour manger plus tard… 

Arrivés sur place? nous avons été enchantés ! Le vieux manoir tenait toutes ses promesses, comme il faisait un peu frais et que personne ne savait comment fonctionnait une chaudière, nous avons brûlé les meubles… Le 2ème jour, mémé avait trouvé la réserve d’alcool de la famille normande après avoir vidé une caisse de calva elle a eu mal au crâne, alors histoire d’éponger elle a bouffé un de nos allemands de traie ! 

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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