Le malheur a du bon pour faire de belles histoires… la preuve avec ce récit de Daniel Morin

Oh nom de dieu, oh nom de dieu ! « 3 jours et une vie » 

Non mais la dureté de ce film Sandrine ! Dureté mais aussi âpretée Pablo !

Et ce sentiment d’angoisse qui vous étreint, c’est beau et insoutenable à la fois ! 

Ahhh le malheur ça a du bon pour faire de belles histoires et comme souvent tout commence, tout se déclenche après une déception amoureuse.

Ahhhh la déception amoureuse, ça peut vous flinguer, vous mettre un homme à terre même quand on est un petit garçon ! 

La déception peut vous ronger de l’intérieur. Ça vous bouffe le cœur puis ça gagne du terrain et ça finit par vous épuiser le système nerveux et là, là, là c’est l’explosion, le craquage, et parfois ça finit en fait divers… comme dans le film ! 

Moi aussi ça m’est arrivé ce genre de situation, j’étais petit à l’époque je devais avoir 6, 7 ans 

Oui j’avais 6, 7 ans et je vivais encore chez ma mère et comme le veut la tradition dans les villages reclus du sud-ouest on a voulu me marier de force avec la fille du curé ! 

Elle s’appelait Angélique et elle était laide comme le diable ! Surement une punition divine infligée à l’ecclésiastique étalon…

Sa laideur ne me dérangeait pas, non je suis habitué à la malédiction esthétique dans ma famille on est plus proche du physique de la gargouille moyenâgeuse que de celui de la statue grecque. 

Je suis la seule aberration familiale doté d’une beauté incandescente je jure un peu avec le reste de mes proches ! 

Le jour de la noce j’ai eu une révélation comme la moitié du village, Angélique était atteinte de la lèpre et quand j’ai passé la bague à son doigt et que ce dernier m’est resté dans la main j’ai vu un signe du ciel, je me suis enfuis ! 

J’ai erré dans les bois, seul, effrayé, me nourrissant de châtaignes et de glands ne trouvant protéines qu’en grignotant le doigt tombé d’Angélique que j’avais conservé en souvenir ! 

Accablé par la faim le froid et la peur, je sentais la mort roder autour du moi puis c’est là que j’ai eu la vision qui me sauvât. Oh la vision divine que voilààà…

Elle courrait nue dans la foret sautant de bosquets en taillis, oh la belle sauvageonne ! 

Une créature aussi belle que primitive, je l’ai suivi jusqu’à sa tanière elle vivait dans une grotte.

Pour l’amadouer je lui jetais des petits animaux morts qu’elle dévorait avec bonheur…

La suite à écouter et à retrouver en vidéo !

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