les urgentistes interpellent le gouvernement sur la violence à l'hôpital
les urgentistes interpellent le gouvernement sur la violence à l'hôpital © reuters

Le "lean management" ou gestion "dégraissée" débarque dans les hôpitaux. L'idée ? Optimiser les processus, éliminer les temps morts et les gâchis. Mais gère-t-on un établissement de santé comme on gère une entreprise ?

Gérer l'hopital comme on gère une entreprise, c'est la nouvelle tendance à la mode. À vrai dire, les établissements de santé ont-ils le choix ? L'état des finances publiques et les restrictions budgétaires qui en découlent les obligent à gérer au plus juste.

Cadences infernales

D'où l'apparition, depuis peu, d'un modèle venu de l'industrie, le "lean management" ou gestion "dégraissée" (littéralement). L'idée, c'est d'optimiser les processus, d'éliminer les temps morts et les gâchis.

Sur le papier, cela peut paraître séduisant. Mais sur le terrain la pratique se heurte à de fortes résistances chez les personnels soignants, qui ne veulent pas "soigner à la chaîne".

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Cadences infernales, perte des repères professionnels, risques aussi pour les malades, qui sont hospitalisés le moins longtemps possible... Les soignants disent souffrir de cette nouvelle organisation.

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