Agathe André traite, ce dimanche, des survivants.

Elle reçoit pour en parler Eric Fourneret, docteur en philosophie, membre du Centre de recherche Sens, Ethique et Société (CERSES) à l'Université Paris-Descartes, et Bernard Devalois, Chef du service de l'unité de soins palliatifs à l'hôpital de Pontoise, ancien président de la société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP).

Donner la vie, c’est donner la mort.

Vivants, nous sommes tous mourants et nous vivons chaque jour en sachant que l’on va mourir.

Pourtant mourir, demeure une affaire délicate…. Vieillir, tomber gravement malade aussi.

La maladie, la vieillesse, la mort sont les trois grandes humiliations de l’homme.

La maladie est une rupture existentielle, une rupture avec l’avenir, avec le présent, avec notre corps. Une rupture qui nous renvoie à la finitude de notre condition, à notre vulnérabilité.

Peut-on, faut-il guérir de tout ?

En 50 ans, la médecine a fait des progrès spectaculaires. Au point de donner naissance, on l’a vu, à un courant de pensée, le transhumanisme, convaincu que nous parviendrons à percer le secret de la Salamandre. Que nous parviendrons à devenir immortels.

Mais la vie étant ce qu’elle est : mortelle pour le moment.

Les pathologies étant ce qu’elles sont : non toujours curables, pour le moment. La médecine doit-elle limiter son rôle au combat pour leur éradication ?

A qui appartient le corps humain ? A la médecine ? Au législateur ? A la famille ?

A qui appartient la vie ? Aux curés ? Aux philosophes ?

Peut-on véritablement s’accorder collectivement sur une volonté de vivre ? Sur une volonté de mourir ?

Le reportage : Enrique, 49 ans, séropositif et atteint d'un cancer du lymphome.

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