Agathe André se penche ce samedi sur le post-féminisme. Avec elle pour en discuter : Moira Sauvage, journaliste, ancienne responsable de la commission Femmes d’Amnesty International.

Reportage à Causette, magazine plus féminin du cerveau que du capiton.

La raison première du féminisme - toutes tendances confondues - est d’instaurer l’égalité des sexes et non d’améliorer les relations entre hommes et femmes. Même si il y contribue ! En revanche, l’une des conséquences de tous les féminismes confondus est, à n’en pas douter, de générer de bien belles engueulades entre ces dames !

Chez les mutants : la post-féministe ne respecte guère la politesse de réseaux en vigueur chez les militantes…et ne se reconnaît pas dans les discours de ses aînées… à cause de l’odeur de naphtaline. Elle maudit « l’envie d’utérus » et la soi-disant existence de l’instinct maternel d’une Antoinette Fouque, se méfie tout autant de la bien-pensance du toutes unies contre l’ennemi héréditaire : l’homme.

Elle crache sur les velléités de domestication et de moralisation de la sexualité par des Chiennes de garde ou toute autre Meute, qui fait qu’aujourd’hui une insulte est un indicateur de violence contre les femmes au même titre qu’un viol. Sans doute parce que la post-féministe aime se faire traiter de salope quand elle baise… et se demande bien qui osera appeler les flics pour la protéger d’elle-même. Si le féminisme prend acte des inégalités et des réalités de domination. Puis… gémit et se victimise.

Le post-féminisme, lui, prend acte des inégalités et des réalités de domination puis... dédramatise, se marre de ses propres caricatures et repart à la source. Il en arrive alors à la conclusion qu’on a complètement raté la révolution des mœurs…et qu’on ferait bien de profiter des avancées médicales et technologiques pour s’émanciper. Parce qu’il a comme l’intuition que le sexisme est souvent mené par les femmes elles-mêmes !

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.