Une excellente nouvelle est quasiment passée inaperçue la semaine dernière, sauf, sans doute, par les 27 millions de personnes contaminées par le VIH et qui n’ont toujours pas accès à des soins dignes de ce nom.Je parle bien sûr des pauvres. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’argent qu’il faut vivre comme les pauvres.

Le laboratoire pharmaceutique Gilead, l’un des principaux fabricants d’antirétroviraux dans le monde, accepte que les producteurs de génériques copient ses médicaments les plus récents.A cela deux conditions seulement: ces génériques ne seront vendus que dans les pays les plus pauvres –tant pis pour les autres, il n'avait qu’à être moins riches. Et sauf les formes pédiatriques qui seront exemptes de droits, le laboratoire touchera de 3 à 5 % de royalties –on ne se refait pas du jour au lendemain.Cet accord est le premier du genre.

On pourrait dire « bravo », « merci », « chapeau bas », « quel courage », « quel humanisme ». On dira juste : enfin.

A ce jour et trente ans après l’apparition du VIH, trente millions de personnes ont succombé à la maladie. La plupart dans les pays du Sud. Et pour cause : les traitements au Nord et la majorité des malades au Sud.Avec cet accord, les malades des pays très pauvres pourront ainsi avoir accès à certains médicaments de dernière génération, mais pas encore à tous : Reste à convaincre les autres laboratoires. Ou à les poursuivre une bonne fois pour toute, pour non assistance à personne en danger.

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