Ah, enfin une bonne nouvelle ! En tout cas sur le principe, évidemment pas pour le business que ça va générer !

Pour la première fois, un test ADN permet d’établir la paternité d’un homme AVANT l’accouchement et dès les 12 premières semaines du fœtus.

Autant vous dire que ça commence à sentir vraiment bon pour l’égalité des sexes. Parce que libération sexuelle ou pas, jusqu’à présent c’est uniquement autour du ventre de la mère que s’imposent les paternités. Et oui, un abus de pouvoir sur lequel les féministes restent fort discrètes depuis 40 ans : les femmes ont un pouvoir sans partage sur la reproduction et peuvent imposer une paternité à celui qui l’a explicitement refusé.

Entre celles qui pensent que la venue d’un enfant est le moyen de s’attacher leur mec sur le long terme, celles qui souhaitent avoir un enfant alors que leur conjoint y est opposé, celles qui sont allées voir ailleurs, qui tombent enceintes et qui font croire à leur chouchou que le bébé est de lui, ou encore celles qui se trouvent en situation administrative irrégulière et qui utilise l’enfant pour obtenir leur régularisation, nombre d’hommes se retrouvent bien malgré eux pères de famille.

Il existe dans notre droit, l’action en recherche de paternité, qui permet à une femme, jusqu’à dix ans APRÈS la naissance de l’enfant, d’obliger par voie judiciaire un homme à devenir père même s’il ne l’a pas souhaité, et quand bien même il n’aurait même pas eu connaissance de la grossesse.

L’enfant, lui, dispose de deux ans après sa majorité pour entamer cette action en son nom propre. Ce qui signifie que pendant plus de 20 ans, un homme peut se voir suspendu à une paternité. Quant aux hommes mariés, on n’en parle même pas : ils sont automatiquement présumés être les pères.

En France aucun des hommes qui ont eu recours à la Justice pour se désengager d’une paternité imposée, n’a obtenu satisfaction. Le 21 mars 2006, la Cour d’appel d’Orléans a débouté un homme dans cette situation au titre que

le simple fait de devenir père, même sans l’avoir recherché, ne saurait être considéré comme un fait dommageable ».

et que

  • Tout homme qui accepte des rapports non protégés encourt [...] la possibilité d'une procréation. »

Tout est dit ! Seuls les hommes sont responsables de la relation sexuelle. Les femmes disposent de tous les moyens pour ne pas devenir mères quand elles ne le souhaitent pas : avec la pilule du lendemain, l’IVG, l’accouchement sous X, etc.

Les hommes, eux, à part la capote, n’ont aucun recours. Et tant pis si madame assure prendre sa pilule tous les jours.

Alors oui, encore faudrait-il que la pilule masculine, qui existe mais qui sèche dans les tiroirs des laboratoires en Recherches développement, soit enfin au point et commercialisée.

Si ces dames veulent faire un bébé toute seule, c’est leur droit. Mais la parentalité ne s’impose pas.

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