Gustave Flaubert
Gustave Flaubert © DR

Au départ, Anna Gavalda a beaucoup hésité. Maupassant, Hugo, La Fontaine : le choix était difficile.

Et puis, elle s’est souvenue qu’il y a un livre, un seul, qui l’émeut profondément : Un Cœur simple , de Gustave Flaubert.

C’est un conte très court, une centaine de pages à peine, publié en 1877.

Un classique plutôt discret, comparé aux deux monuments que sont Madame Bovary et L’Education sentimentale .

Flaubert l’écrit dans une période difficile.

Non seulement il ne parvient pas à finir son dernier roman, Bouvard et Pécuchet .

Mais surtout, il vient de perdre l’une de ses amies les plus proches : Georges Sand.

C’est pour elle qu’il avait entrepris de raconter la vie de Félicité, modeste servante au cœur beaucoup plus insaisissable qu’il n’y paraît…

Il est très difficile de parler de ce cœur avec justesse. Et je vais en faire l’expérience…

Car, comme toute œuvre dont la beauté nous dépasse, ce livre pourrait s’abstenir de commentaires. Un parti pris que la romancière, Anna Gavalda, défend avec ardeur.

Dans un café, place de la Madeleine à Paris, elle n’a pas du tout l’air d’un ancien prof de français. Elle incarne mieux l’élève gentiment indisciplinée qui refuse de rendre sa copie.

« On ne commente pas Un Cœur simple ! » a-t-elle répété durant toute l’interview.

Message reçu, enfin presque…

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