Sei Shônagon
Sei Shônagon © radio-france / Kikuchi Yosai

Makura no soshi .

Trois petits mots japonais qui ont le don de déstabiliser tout lecteur occidental.

Moi la première.

A tel point que lorsque Jean-Claude Carrière m’a annoncé au téléphone qu’il souhaitait me parler de ce livre écrit au XIème siècle par une certaine Sei Shonagon, je suis restée sans voix.

Et pourtant : cette dame de compagnie de l’Impératrice à la cour de Kyoto est un des auteurs japonais les plus connus et les plus célébrés dans son pays.

Passionnée de poésie, elle écrivait en cachette dans sa chambre. Mais elle ne pensait pas qu’un jour cette liasse de papier blanc, qu’elle noircissait de sa plume, trouverait un lecteur…

Et voilà qu’aujourd’hui Les Notes de chevet – c’est le titre français du livre – fait partie des plus grands classiques de la littérature universelle… Sei Shonagon y consigne ses humeurs, ses goûts, ses joies et ses déceptions, tout cela dans un désordre merveilleux…

Désordre , c’est aussi le titre du dernier ouvrage de Jean-Claude Carrière. Cet amoureux des mots, scénariste, metteur en scène et amateur de sumo à ses heures perdues, m’a accueillie chez lui, dans sa maison parisienne.

Nous nous sommes installés au sous-sol, dans un endroit labyrinthique, envahi par des centaines de livres… Et après une courte leçon sur la littérature japonaise, Jean-Claude Carrière a saisi sur une table basse le volume de ces fameuses Notes de chevet , un titre qu’il s’est empressé de m’expliquer…

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