Belle du Seigneur
Belle du Seigneur © Folio - Gallimard

A tous ceux qui pensent que Belle du Seigneur est un roman d’amour, il faut leur dire qu’il n’en est rien.

Son auteur, Albert Cohen, préférait le définir comme un « livre de l’amour ».

La nuance est de taille.

Car ce récit monstre, paru en 1968, a été écrit pour dire l’enfer du couple. Pour montrer l’échec de deux personnes qui ont voulu s’aimer comme dans un rêve, et qui n’y sont pas parvenus.

Pour exhiber aussi, et surtout, leur intimité embarrassante, et nauséabonde.

C’est d’ailleurs la première chose qui est venue à l’esprit de Claude Lanzmann quand nous avons commencé à en discuter.

« Il y a beaucoup de scènes qui se passent aux toilettes », m’a-t-il annoncé d’emblée. Et en effet, on ne pourrait pas imaginer meilleure formule pour résumer Belle du Seigneur : un roman qui, tout simplement, détruit des années de romantisme.

Les très beaux Ariane et Solal en sont les personnages principaux. Nous assistons à la naissance de leur passion, à son éclosion merveilleuse, et à sa chute.

Ils se rencontrent lors d’un dîner, par l’intermédiaire d’Adrien Deume, le mari ambitieux et ridicule d’Ariane. Il travaille à la Société des Nations, à Genève, une entreprise dirigée par Solal, justement.

Adrien, tellement obsédé par l’idée de gravir les échelons professionnels, ne verra rien du manège dont il sera la première victime : sa femme le quittera pour vivre avec Solal.

Une fuite désespérée et morbide dans laquelle les deux amants découvriront le malheur d’aimer.

Au fil de l'émisison, vous entendrez aussi :

  • Easy Leaving
  • Yesterdays
  • Nuit sur les champs elysées take 2
  • There is no greater love
  • Nature Boy
  • It never entered my mind

Tous ces morceaux sont interprétés par Miles Davis

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