Annie Ernaux
Annie Ernaux © ©Archives privées d’Annie Ernaux. D.R. / ©Archives privées d’Annie Ernaux. D.R.

D’abord il y a le titre, d’une simplicité désarmante :Les Années .

Ensuite, la première phrase : « Toutes les images disparaîtront ». Une phrase qui sonne comme un avertissement, et qui nous dit que, quoi que l’on fasse, le temps aura raison de nous, de nos vies, et de notre mémoire.

Il faut donc écrire, le plus vite possible, afin de sauver ce qui peut l’être.

Dès lors, l’écriture coule à flot, comme des larmes : parfois sans majuscules, sans ponctuation, et même sans verbe.

Annie Ernaux ne s’embarrasse de rien : ce qu’elle cherche, c’est l’authenticité.

Son livre ressemble à une pellicule qu’elle aurait déroulée, les souvenirs étant des négatifs qu’elle observerait à la loupe.

Les photos défilent, et derrière la vie de l’écrivain se dévoile une histoire collective…

Celle d’un enfant, d’une étudiante, d’une épouse, d’une mère… et même d’une comédienne.

Elle s’appelle Dominique Blanc. Et elle a eu l’audace, pour la dernière étape de nos échappées littéraires, de choisir Les Années donc, un livre paru il y a presque quatre ans.

Alors bien sûr, il y a Duras. Bien sûr, il y a Tchekhov. Et il y a beaucoup d’autres auteurs dits « classiques » qui la font vibrer.

Mais aucun ne parvient à le faire comme Annie Ernaux.

Au cours de l'entretien vous entendrez Xavier Delisle interpréter les morceaux :

  • VO
  • Altitude
  • Les Touches noires
  • Chimère
  • Quatuor opus C
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