Bilbo sort de Mirkwood
Bilbo sort de Mirkwood © Tolkien / J.R.R. Tolkien

Bilbo comes to the Huts of the Raftelves (Bilbo arrive aux huttes des elfes nautoniers), dessin de J.R.R. Tolkien.

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Il est un conte sur le courage et le dépassement de soi que l’on peut lire à tout âge.

Un texte dans lequel le héros part à l’aventure pieds nus, en oubliant son mouchoir, et en laissant derrière lui son petit déjeuner.

Il ne sait pas encore qu’il va devoir affronter une araignée géante, traverser une forêt sans lumière, discuter avec un dragon, et surtout qu’il trouvera par hasard un anneau en or qui changera sa vie…

Ce héros pas comme les autres s’appelle Bilbo, c’est un « hobbit », et ses aventures nous sont racontées par John Ronald Reuel Tolkien.

Nous sommes en 1936. Philologue de formation, ancien combattant de la guerre 14-18, Tolkien enseigne à l’Université d’Oxford lorsqu’un jour, les premiers mots de cette histoire lui viennent à l’esprit.

Et c’est le début d’une autre histoire, plus vaste, à laquelle il consacrera toute son énergie…

Bilbo va en effet lui ouvrir les portes d’un univers intemporel et foisonnant qui trouvera son apogée dans les trois volets du Seigneur des Anneaux , l’un des livres les plus lus au monde.

Parmi les inconditionnels revendiqués de son œuvre, il y a un artiste qui griffonne, dessine, filme et écrit sans cesse : Joann Sfar.

Aux dernières nouvelles, ce créateur exalté n’a pas d’anneau magique.

Mais c’est tout comme, car il est le seul à pouvoir ressusciter Gainsbourg et Brassens, à faire parler les chats et à mettre en scène Betty Boop, à chaque fois avec autant de liberté et de fantaisie…

Programmation musicale :

  • Désir mon beau désir et Les Hippocampes par Bruno Coulais ,

extrait de la bande originale du film Génésis ,

  • The end par Danny Elfmann ,

extrait de la bande originale du film Edward aux mains d'argent

  • Underwater par Danny Elfmann ,

extrait de la bande originale du film Big Fish

  • Vermeer's studio et Griets theme par Alexandre Desplat ,

extrait de la bande originale du filmLa Jeune fille à la perle

Les liens

Le Journal de Merde, par Joann Sfar  Cher site internet, Juste un mot pour signaler que le J2M commence, à savoir le Journal De Merde. C’est sur le site télérama.fr et il y aura deux pages chaque jour. pour de nombreuses raisons, je ne crois pas que ça soit un blog. Je ne crois pas non plus que ça soit la suite directe de mes carnets. je vois très bien ce que ça disait « carnets ». J’avais choisi « carnets » par opposition doctrinaire, pudique et consciente au terme « journal » de « ma vie est spéciale », qui croît ça? Les carnets étaient dessinés petit, ça impliquait une écriture particulière. je crois que ce simple changement, dessiner grand, ça fait écrire différemment. Changement d’âge aussi. il y a enfin la régularité. Cette astreinte, des deux pages quotidiennes, ça me met pleinement dans le journal. « De Merde » parce que j’ai cette colère et ça me fait marrer et je regarde faire ça. Et aussi, il m’a fallu le temps, je parviens à dire que ce ne sont pas des bandes dessinées. Quand on met ensemble de longs textes, des illustrations imaginaires, des dessins politiques, des dessins d’après nature ET des bandes dessinées, il faut s’autoriser à le sortir de « bandes dessinées ». « Carnets », ça s’excusait un peu, ça faisait comme si « allez, c’est de la bédé quand même, s’il y a de longs textes autour c’est juste parce que c’est des brouillons d’un truc qui va venir ». J2M c’est du journal, pas seulement au sens « consigne intime », c’est du journal-presse. Les grandes pages, ça dit cette lecture syncrétique et le voyage du regard comme quand on ouvre Nice-Matin et qu’on a les mots croisés et Lucky Luke et le programme télé. Je ne veux pas que ça soit un blog. Il y a cette discipline des trois semaines de différence entre le moment où je dessine et le moment où c’est publié sur Télérama.fr. Il y a enfin, selon moi, la différence avec le blog: rejet du présent. Envie de ne pas rassembler.Je n’ai jamais aimé « blog » comme mot. je ne comprends pas ce que ça signifie. Ca me donne le sentiment qu’on vient gratter à ma porte avec un prospectus. un journal, ça dit mieux son nom, c’est une publication. C’est pas « nous sommes tous sympas et pareils », c’est « je suis dans la merde, je suis une presse intime d’égarement et d’opinion ». Enfin voilà. Journal De Merde. Sur télérama.fr. A partir de demain je crois. Peut-être qu’internet autorise ça: une presse quotidienne dans laquelle un seul gugusse serait rédacteur, illustrateur, metteur et tout ce qu’on voudra. Dire « blog » sous entendrait que ça n’est pas une publication, que ça n’est pas un travail, que ça ne dit pas une thèse. Finalement, je crois que le synonyme de « blog », c’est « je ne suis pas méchant ». Moi, je suis méchant. Et triste, et rieur, et complètement paumé. Et il faut dire ça dans une mise en forme qui ne doit pas chercher la facilité de lecture ou l’adhésion. Résoudre ça: être en état de publication tout en travaillant au plus secret de soi. « blog », ça demande pardon si on s’en tient à ne rien dire, « blog » ça fait une petite présence tiède, comme les animaux de compagnie. Moi j’ai quatre chats et un chien, je n’ai pas besoin de davantage de compagnie, ni même qu’on se comprenne. je suis en panique depuis toujours, en chute libre, et j’en fais des dessins. plein de mots autour, dont la seule fonction est de retenir l’oeil, afin que les chalands passent davantage de temps sur chaque dessin. Voilà. Ca commence demain.Je ne veux pas faire comme si c’était rien, de vous présenter ce travail. je veux avoir autant le trac que si c’était une sortie de film. C’est le cas. J2M, demain. Joann Sfar (http://www.joann-sfar.com/ )

Le colloque "Tolkien et les Inklings", à Cerisy, du 25.07 au 01.08 J.R.R Tolkien et le groupe des Inklings Les colloques de Cerisy ont, depuis longtemps, accordé une place de choix aux littératures de l’imaginaire et aux littératures dites « de genre » ; elles sont aussi, bien sûr, un lieu emblématique de réflexion sur la littérature. Une semaine sera consacrée, en juillet 2012, à l’œuvre de J.R.R. Tolkien (1892-1973) et au groupe des Inklings (C.S. Lewis, Charles Williams ; Owen Barfield…). Ces auteurs se trouvent au carrefour de questions littéraires, génériques, critiques et théoriques. Tolkien permet en effet de croiser des interrogations qui possèdent une valeur exemplaire pour les études littéraires, en particulier les relations entre littérature et imaginaire, le processus de reconnaissance par la critique, d’un auteur, l’interaction entre réception du grand public et interprétation critique, d’autant que les travaux portant sur cet auteur se sont multipliés ces dernières années : pour citer les plus remarqués, songeons à Tolkien et le Moyen Age (dirigé par Leo Carruthers, 2007), Tolkien et ses légendes. Une expérience en fiction (Isabelle Pantin, 2009), D’Asimov à Tolkien, cycles et séries en littérature de genre (Anne Besson, 2004), Tolkien. Le Chant du monde (Charles Ridoux, 2004), La Feuille de la compagnie 1 (2001) et 2 (2003), sous la direction de Michaël Devaux, ainsi que Tolkien 30 ans après… sous la direction de Vincent Ferré, 2004, qui avait également fait paraître Sur les rivages de la Terre du Milieu (en 2001). Cette série vient de s’enrichir d’un nouveau volume, Tolkien aujourd’hui, édité par Michaël Devaux, Vincent Ferré Charles Ridoux (2011). Cette semaine de rencontre est également suscitée par un désir de réduire l’écart qui s’est creusé entre l’image que possède Tolkien auprès du grand public – qui le perçoit comme l’auteur d’un seul ouvrage, Le Seigneur des Anneaux (même si l’on commence à reparler de Bilbo le Hobbit) – et celle que le lecteur curieux du reste de l’œuvre ou le chercheur peuvent se constituer au fil des traductions récemment publiées en français. Conformément à la tradition du lieu, figureront au nombre des intervenants des spécialistes de littérature qui ne consacrent pas prioritairement leurs travaux à cet auteur ; leurs contributions permettront de le relier à d’autres écrivains, d’autres traditions et genres. «  Énigmatique, et irritant pour l’esprit, le cas de ces écrivains que la librairie, à la longue, a imposés à la littérature : Simenon ou Jules Verne tout comme Dashiell Hammett ou Tolkien. » (Julien Gracq, En lisant en écrivant) Pour en savoir plus 

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