Un amour qui ne finit pas au Théâtre de l'Oeuvre
Un amour qui ne finit pas au Théâtre de l'Oeuvre © Marcel Hartmann Image à la Une

L’homme ou la femme de votre vie, le grand amour, l’âme soeur ... On le cherche partout... même dans le pré ! Voilà notre drame à tous. Parce qu’on aimerait bien y croire .

Sauf que deux subjectivités ensemble, ça se frotte, ça se pique, ça se cogne, ça coince même.__ Et souvent, ça rate.

Et ça, même dans le pré !

On se dit pourtant quel’amour, ça devrait être simple. Simple comme des mathématiques. 1+1=2 . L’altérité en somme !

Sauf qu’on se prend à rêver de faire un à 2 . Une bonne fois pour toutes. Parfois même à 3, voire à 4. Et ça, sans perdre une once de notre subjectivité. Mais là, on n’est vraiment plus dans les mathématiques... Et revoilà notre drame. Et pas que dans le pré.

À force dedemander à l’Autre de remplir notre propre manque , on oublie d’accepter d’abord le nôtre.

À tel point que les cabinets de psy ne désemplissent pas de cette plainte, qui mène de plus en plus à la dépression.

Alors d’où vient ce mal d’aimer ? Pourquoi certains d’entre nous répètent inlassablement les mêmes scénarios d’échecs ou de difficulté à rencontrer ? Comment en sortir ?

Et que peut bien y faire la psychanalyse ?

Notre psychanalyste : Christian Hoffmann

Psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique et directeur de l'école doctorale de l'université Paris Diderot, il est l'auteur de Questions psychanalytiques avec Moustapha Safouan (Hermann Editeurs), mais aussi d'Introduction à freud. Le refoulement de la vérité ( Edition Hachette Littérature, coll Pluriel).

Sur le divan : Marie Darrieussecq

Marie Darrieussecq est écrivaine. Auteure deTruisme s (P.O.L) , et plus récemment d'Il faut beaucoup aimer les hommes (P.O.L), elle est devenue, suite à son analyse, psychanalyste. Elle partage avec nous son expérience :

La première analyse c'était une question de survie. C'était pour moi, c'était pour vivre. La psychanalyse c'est un assez bon moyen pour reconnaître la personne qu'on peut aimer et de qui on peut être aimé. C'est-à-dire de rencontrer un amour vivable. Enfin, je ne sais pas comment dire... mais un amour où on ne se fasse pas trop mal. Si mes personnages avaient fait une analyse, il n'y aurait pas ces romans. Ils seraient détricottés quand même... Ils batailleraient moins, ils se feraient moins mal. La psychanalyse permet de dégager une marge de liberté, de pouvoir s'échapper.

Les libres associations

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3 min

impasses de la vie amoureuse - le mix

  • Manon des sources, Daniel AUTEUIL dans le rôle d'Ugolin Soubeyran, Claude BERRI, 1986.

  • Le Banquet , Le mythe d'Aristophane, PLATON, 380 av. JC.

  • Victor , Henri-Pierre ROCHÉ, 1977.

  • Les Hétérotopies - Le Corps utopique , Michel FOUCAULT, 1966.

  • Malaise dans la civilisation , Sigmund FREUD, 1930.

  • Un air de famille , Cédric Klapisch, 1996.

  • L'Abécédaire de Gilles Deleuze , Éditions Montparnasse, 2004.

  • Peau d'âne , Jacques Demy, 1970.

  • Un type particulier de choix d'objet chez l'homme , Sigmund FREUD,__ 1910.

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