Cette semaine, Sony lance son service de "cloud gaming", dont il veut faire le Netflix du jeu vidéo, avec les mêmes avantages et les mêmes inconvénients. Et un youtubeur réalise un placement produit pas très discret.

Le PS Now permet de jouer à près de 500 jeux sur Playstation, via un abonnement
Le PS Now permet de jouer à près de 500 jeux sur Playstation, via un abonnement © Sony

Ce jeudi, nous avons la tête dans les nuages, ou plutôt la tête dans le "cloud" comme on dit outre-Atlantique. Ça ne vous a sans doute pas échappé, la Paris Games Week, l'un des plus grands salons de jeux vidéo au monde, a ouvert ses portes porte de Versailles. Et c'était l'occasion pour Sony, l'un des géants du secteur, de lancer officiellement en France son nouveau système pour jouer en ligne, le PS Now. Pas pour jouer en ligne sur votre console avec d'autres joueurs, mais pour jouer en ligne à un jeu qui n'est pas physiquement chez vous. Ce qu'on appelle du cloud gaming.

L'idée est de payer un abonnement mensuel pour accéder de manière illimitée à un catalogue d'environ 500 jeux, depuis votre Playstation 4 et PC... Des jeux issus de la génération de consoles précédente (Playstation 3) mais aussi de l'actuelle (Playstation 4).

Bref le jeu vidéo est peut-être en train de vivre ce qu'ont vécu d'autres médias avec Netflix ou OCS... Avec potentiellement les mêmes effets sur nos comportements de joueurs ou plutôt de consommateurs.

D'abord, le fait que vous ne possédiez plus physiquement le jeu auquel vous jouez, il est lié à un abonnement qu'il faut renouveler pour continuer à y accéder. Tout comme vous ne possédez pas le film ou la série que vous regardez en ligne, ou l'album que vous écoutez sur Deezer ou Spotify... Impossible donc d'acheter un produit puis de le revendre. Ce n'est pas forcément un défaut, mais ça change nos habitudes, et ça rend aussi dépendant de services en ligne.

Avec cette angoisse pour un joueur : que sa sauvegarde (stockée elle aussi en ligne) disparaisse suite à un plantage du service... Je vous laisse frissonner en l'imaginant.

La vidéo de la semaine : YouTube contre le Cotentin

C'est un phénomène grandissant chez les youtubeurs, les vidéastes sur Internet : lorsqu'ils en font leur profession principale, ils doivent parfois tout faire pour en vivre. Et parfois, le système de rémunération de YouTube n'est pas suffisant, il faut aussi se trouver des sponsors, et passer par le fameux "placement produit". Autrement dit, le fait de glisser discrètement le nom d'un produit pendant sa vidéo.

Un système qui fait parfois polémique quand il n'est pas clairement assumé. Et c'est justement l'écueil qu'a voulu éviter cette semaine le youtubeur Ganesh2. Avec plus ou moins de succès.

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