Cette semaine, on revient sur la guerre du fabricant de chaussures Birkenstock contre Amazon, accusé de détourner les fautes de frappe des consommateurs. Et en vidéo, deux flics tentent de sauver l'Internet français.

Birkenstock obtient une victoire contre Amazon
Birkenstock obtient une victoire contre Amazon © Radio France / Olivier Bénis

À première vue, rien de plus concret qu'une paire de godasses et vous vous demandez sans doute quel est le rapport avec Internet : il s'appelle Amazon. Le géant de la vente en ligne vient d'être condamné par un tribunal allemand, sur demande du fabricant de chaussures Birkenstock, pour avoir profité abusivement de notre mauvaise orthographe à tous.

Birkenstock accusait en effet Amazon d'avoir acheté sur Google Adwords (le système de publicité en ligne de Google) des redirections vers leur site pour les mots "Brikenstock", "Bierkenstock" ou "Birkenstok"... En clair, lorsqu'un utilisateur cherchait la marque dans Google en l'écrivant mal, il tombait sur des offres de vente sur Amazon, y compris pour y acheter des contrefaçons.

Une mésaventure dont on peut peut-être tirer quelques enseignements, car même s'il est difficile de savoir si Amazon avait vraiment acheté ces mots en particulier, on imagine que la pratique est de plus en plus tentante pour toutes sortes d'autres produits, surtout si en achetant ces noms mal orthographiés, on peut obtenir du trafic et donc des ventes potentielles supplémentaires.

Cela dit, il faut aussi noter que Google lui-même fait déjà partie de la solution. Le site corrige en effet déjà les erreurs d'orthographe dans ses recherches, en proposant par défaut la recherche sur la bonne orthographe d'une marque par exemple. Si vous faites le test avec "Birkenstock", d'ailleurs, vous tomberez (presque de force) sur le site officiel de la marque. On sait que le moteur de recherche a d'ailleurs tendance de plus en plus à essayer de deviner ce qu'on voulait vraiment chercher, ce qui pose évidemment d'autres questions, cette fois pour les utilisateurs, que Google connaît parfois presque mieux qu'eux-mêmes.

La vidéo de la semaine : L'Arme Fatale 3.0

Une parodie de série policière, où les réseaux sociaux jouent un rôle majeur : c'est Tweet Detective, réalisé par la bande The Fantastiques... On y suit Johnson et Ricardo, un duo classique de flics mal assortis, le jeune stagiaire qui tente de tout résoudre avec les nouvelles technologies et le vieux briscard amateur de méthodes à l'ancienne.

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