Voici le projet fou d'Elon Musk : des puces implantées dans le crâne pour créer une interface entre l'humain et la machine. Lancé en 2017, la startup a présenté ses premières avancées pour le moins intrigantes : actuellement testée sur une truie, la puce promet des progrès médicaux pour les personnes paralysées.

Elon Musk lors de la présentation des avancées de son projet Neuralink
Elon Musk lors de la présentation des avancées de son projet Neuralink © AFP / Neuralink

L'annonce qui a fait parler, cette semaine, c'est rien moins que la promesse d'une puce intégrée à votre crâne, intégrée à votre crâne, pour faire l'interface avec des machins. Une promesse qui ne vient pas de n'importe qui, puisqu'on la doit à Elon Musk, patron des automobiles Tesla et des fusées Space X – qui accessoirement est devenu cette semaine le troisième homme le plus riche du monde devant Mark Zuckerberg de Facebook. 

Le projet d'Elon Musk s'appelle Neuralink : ce week-end, l'entrepreneur a fait une conférence de presse pour lever le voile sur les premières avancées de ses recherches. "Par beaucoup d'aspects c'est comme un bracelet connecté sous votre crâne, avec de tout petits fils. Tout ce que vous voyez après c'est une petite cicatrice", a-t-il expliqué, montrant aux caméras une petite puce électronique. 

"C'est sous vos cheveux, vous ne le voyez pas. Je pourrais en avoir un là, vous ne le verriez pas. Peut-être que c'est le cas !"

Selon Elon Musk, la première mouture de ce produit est capable de transmettre par Bluetooth des informations sur l'activité musculaire de la personne qui la porte. Autrement dit, à chacun de vos mouvements, la puce sait repérer l'emplacement de vos muscles. Pour l'instant, l'homme d'affaires espère que ce matériel servira dans le milieu médical pour aider des personnes paralysées à retrouver l'usage de la marche. 

Mais à terme, il espère faire beaucoup plus : il promet un futur où l'on pourra "sauvegarder ses souvenirs" voire les télécharger dans un autre corps. 

Pas sûr, ainsi, que tout le monde soit d'accord avec cette innovation, qui risque de poser pas mal de problèmes. D'abord sur le plan médical, car plusieurs chercheurs ont pointé du doigt le fait que ce qui valait pour un cerveau ne valait pas forcément pour un autre tant la structure cérébrale diffère d'un humain à l'autre. Autrement dit ce qui marche pour l'instant pourrait être totalement infructueux au final.

Autre problème de taille : Elon Musk a surpris le public en annonçant que le dispositif était déjà en test... sur une truie nommée Gertrude. Les associations de défense des animaux sont vent debout contre ces tests sur des animaux qui n'ont évidemment rien demandé. Mais de son côté la société affirme viser déjà l'étape suivante, et dit avoir obtenu un feu vert pour des tests humains. Par essence, il restera tout de même une question éthique, car il faudra accepter de se faire implanter une puce dans le crâne, c'est loin d'être anodin. 

Le clin d’œil de la semaine : Mario Kart se lance en réalité augmentée

C'est un jeu culte qui se lance dans la réalité augmentée : la nouvelle version de Mario Kart, annoncée jeudi à l'occasion des 35 ans de Super Mario, se jouera dans votre salon pour de vrai, avec des petits karts télécommandés à piloter depuis votre Nintendo Switch, pour transformer votre maison en circuit de course. Le jeu sort en octobre et les premières images sont prometteuses... seulement comme l'ont repéré quelques internautes, il va falloir un grand salon... dans un petit studio parisien c'est pas gagné !

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.