Tous sur écoute ?
Tous sur écoute ? © REUTERS/Larry Downing / REUTERS/Larry Downing

Cette semaine dans la chronique des nouveaux médias : Tous sur écoute et pas seulement par les Américains. "Reviens Léon", la campagne de pub des grands du web français, Le Tinder des rencontres professionnelles et Le détournement de la semaine, il porte la marque de l'acteur Shia Labeouf.

Attention, nous sommes écoutés : Big Brother is watching you, ça on le sait, et maintenant, n’importe qui is recording n’importe quoi. Je m'explique :

Depuis l’expiration d’une disposition du Patriot Act, les service secrets américains n’ ont plus le droit, officiellement, d’écouter nos conversations. Attention, l’expiration de cette disposition ne signifie pas que cette disposition ne sera pas renouvelée. Pour se prémunir de cette éventualité, un collectif anonyme a créé un site “Wearealwayslistening.com ”, qui consiste à diffuser des discussions qui ont été discrètement enregistrées.

Un exemple, dans le restaurant Brindle Room. Nous sommes dans le quartier d’ East Village à New York et ce sont des asiatiques américains qui se moquent d’autres asiatiques non américains parce qu’ils ont vraiment l’air… asiatiques.

Autre ambiance à une terrasse de café sur la Postdamer Platz à Berlin. Ce sont des Français qui se plaignent de leur arrivée à dans la capitale allemande.

Des Français qui se plaignent en voyage, c’est un peu cliché mais tellement vrai. Sous chaque enregistrement, vous trouvez le lieu et l’enjeu de l’écoute ainsi que le degré d’attention à apporter aux individus écoutés. Enregistrer tout ce qu’on peut, partout tour le temps. Pourquoi faire ? C’est un agent anonyme du site qui répond en toute simplicité, avec une pointe d’ironie :

Nous voulons aider notre pays et combattre la terreur.

Plus sérieusement, l’objectif avoué est d’énerver les gens. Que vous, moi, que nous tous, trouvions insupportable d’être écouté à notre insu et pour les fondateurs du site, si on trouve cette situation insupportable, on devrait naturellement s’insurger contre les pratiques de la NSA . Le site propose par ailleurs de signer une pétition demandant au Congrès américain de ne pas renouveler la disposition du Patriot Act qui autorise les écoutes de la NSA. plus de 60 000 personnes l'ont aujourd'hui signée.

“Reviens Léon, on innove à la maison”

"Reviens Léon, j’ai les mêmes à la maison." Nous sommes au milieu des années 80, un vieux Français de notre profonde campagne, moustache et béret vissé sur la tête, voit passer un train. Il est avec sa femme et commente avec un enthousiasme débordant la qualité des ingrédients composant les raviolis d’une célèbre marque. Fou de bonheur, il s’élance à la poursuite du train quand sa femme lui crie "Reviens Léon, j’ai les mêmes à la maison."

“Reviens Léon, on innove à la maison”, c’est le slogan détourné d’un mouvement lancé la semaine dernière parce qu’on appelle des Scale-up françaises, ce sont des Start-up qui sont aujourd’hui suffisamment importantes pour jouer dans la cour des grands du numérique. Ces désormais grandes entreprises ont décidé d’unir leur force pour convaincre les ingénieurs français expatriés, pour la plupart aux États-Unis, de revenir travailler dans la mère patrie. Ces grandes entreprises, vous en connaissez certaines : ce sont Blablacar, Chauffeur privé ou encore showroomprivé.com. Elle livre un message clair : la France est en train de changer, la fiscalité est moins pesante et il fait bon entreprendre dans notre beau pays .

Derrière ces bonnes intentions, il y a du concret : des tutoriaux simples pour faciliter les démarches de rapatriements, des fiches pratiques pour comprendre la fiscalité française et surtout des offres d’emploi dans le domaine des nouvelles technologies.

Le Tinder des rencontres professionnelles

On reste dans le domaine de l’économie des nouvelles technologies, avec le Tinder des rencontres professionnelles. On commence à connaître le principe : pour les relations d’un ou de plusieurs soirs, il y a Tinder, pour un chauffeur privé, il y a Uber et maintenant pour trouver un boulot ou un collaborateur, il y a Let’s meet.Le principe est toujours le même : je me connecte à l’application, je permets la localisation de mon téléphone et je visualise sur mon écran les éventuels collaborateurs qui se trouvent dans mon entourage. Ca m’intéresse, je like, ca ne m’intéresse pas, je zappe. Après la grogne des chauffeurs de taxi à cause de l’application Uber, on attend la grève de pôle emploi avec Let’s Meet. Pour info, Let’s meet est une création du réseau social professionnel français Viadéo. Encore une fois, Cocorico.

Le détournement de la semaine

I concerne l’acteur américain Shia Labeouf. Si vous ne le connaissez pas, il a joué dans des blogbusters comme Transformers, le quatrième épisode d’Indiana Jones ou le sulfureux et sexuellement débridé film de Lars Von Trier Nymphomaniac. Et si vous connaissez bien Shia Labeouf, vous savez sans doute qu’il a tendance à péter régulièrement une durite. Il a par exemple envoyé une photo de son pénis pour décrocher son rôle dans Nymphomaniac. Sur un autre film, où il jouait un soldat, il s’est arraché une dent et ne s’est pas lavé pour coller au plus près de son rôle. Bref, l’acteur a participé récemment à un projet artistique avec les étudiants d’une école d’art anglaise. Dans ce projet, il joue dans plusieurs vidéos sur fond vert et l’une d’elle a particulièrement retenu l’attention :

Do it, Just Do it : Dans cette vidéo, Shia Labeouf joue le rôle d’un coach de motivation. C’est tellement intense et drôle que la vidéo a été reprise, transformée par des internautes et diffusée un peu partout sur la toile.Un premier exemple : voici Shia Leboeuf dans 2001 Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick :

Le voilà au milieu des fameux personnages de fiction pour enfants, les télétubbies :

Il existe aussi un Haka avec l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande, un face à face avec Jean-Claude Vandamme, les meilleurs détournements de Shia Lebeouf en coach de motivation, c’est à retrouver dans un excellent billet de blog du sémillant Olivier Bénis.

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