Cette semaine, retour sur deux histoires de doubles virtuels, l'une inquiétante, l'autre amusante. Et notre vidéo de la semaine, qui a peut-être LA solution pour faire disparaître le cyber-harcèlement de nos Internets.

L'acteur Chris Pratt lors d'une avant-première à Londres le 27 avril 2017
L'acteur Chris Pratt lors d'une avant-première à Londres le 27 avril 2017 © Reuters / Hannah Mckay

Un double maléfique...

C'est malheureusement une histoire peu originale. L'acteur Chris Pratt (héros des films Les Gardiens de la Galaxie notamment) s'est alarmé sur son compte Instagram de l'existence d'un faux compte à son nom sur Facebook. Un compte qui utilise sa notoriété, dit-il, pour draguer de nombreuses fans.

L'acteur Chris Pratt s'inquiète d'une usurpation d'identité
L'acteur Chris Pratt s'inquiète d'une usurpation d'identité / Capture d'écran Instagram

Il explique que s'il tombe sur le pervers en question, il compte bien lui mettre son poing dans la figure (et il est quand même assez baraqué), et surtout il rappelle une règle essentielle sur Internet : la première chose à faire c'est de s'assurer de l'identité de la personne qui vous parle. Il y a notamment des icônes "comptes vérifiés" sur Facebook et Twitter, une petite croix bleue... Évidemment ce n'est qu'un indice mais en son absence, il faut se méfier.

...et un double parodique

Plus rarement, certaines usurpations d'identité sont bien plus inoffensives. C'est ce qui est arrivé au réalisateur autrichien Michael Haneke, pas vraiment connu pour ses comédies potaches, et qui a pourtant un compte Twitter où il écrit dans un anglais approximatif, parle beaucoup de son chat (qui ne sent pas très bon) et termine toutes ses phrases par "lol" (mort de rire). C'est évidemment un compte parodique (c'est écrit clairement dans sa description) et d'ailleurs le vrai Michael Haneke n'a pas de compte Twitter. Mais il est quand même suivi par plus de 30.000 personnes. Dont le VRAI Michael Haneke.

Car cette histoire a une fin encore plus "lol" : le créateur de ce faux compte est journaliste, il s'appelle Benjamin Lee, et lors du dernier festival du film de Toronto, il était chargé de l'interview de Haneke. Dans un article publié par le Guardian cette semaine, il raconte qu'il a sympathisé avec le réalisateur, qu'il a pris son courage à deux mains et qu'il lui a avoué qu'il était @Michael_Haneke sur Twitter. En entendant ça, le traducteur se fige, puis transmet le message à Haneke, qui éclate de rire : "Félicitations, ça m'a beaucoup fait rire. J'ai trouvé que c'était très malin".

De ce moment, le journaliste a gardé une photo, le vrai et le faux tous deux souriants. Photo retweetée par le compte parodique avec ce simple commentaire : "lol".

La vidéo de la semaine : bienveillance contre harcèlement

Cette vidéo pourrait résumer l'année qui se termine en ce moment, une année où le harcèlement en ligne a rarement été aussi intense, et donc rarement été aussi visible et dénoncé. Notamment par Marion Seclin, youtubeuse et féministe, et selon ses propres termes, "championne de France de cyber-harcèlement", avec plus de 40.000 commentaires menaçants, insultants, violents subis en une seule année. Et elle a peut-être la solution contre ces vagues de haine, racontée dans une conférence TEDx...

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