Cette semaine, on revient sur la manière dont Internet, utilisé par une série de films en particulier, a "cassé" la promotion des longs-métrages... Et on se demande comment font les gens pour être si beaux sur Instagram.

The Cloverfield Paradox, un cas d'école de film annoncé... au moment de sa sortie
The Cloverfield Paradox, un cas d'école de film annoncé... au moment de sa sortie © Capture de la bande-annonce / Netflix

Quand la bande-annonce d'un film sort en même temps que lui

Vous vous souvenez peut-être de cette vidéo de la chaîne YouTube "Le Fossoyeur de Films" dont on a parlé ici il y a quelques semaines. On nous y expliquait qu'aujourd'hui, les studios de cinéma sont obligés de tout à faire pour garder l'attention, de plus en plus volatile, des internautes, en multipliant les bandes-annonces, les trailers, les teasers, les spots TV etc.

Cette semaine, on a vécu le parfait contre-exemple de cette stratégie, avec une simple bande-annonce de 30 secondes diffusée pendant le Super Bowl, sur le film The Cloverfield Paradox... À la fin, on ne nous donne pas la date de sortie, mais on nous dit carrément : "le film est déjà disponible, là, tout de suite, sur Netflix".

Une méthode inédite et ce n'est d'ailleurs pas un hasard que ce soit ce film-là qui en ait bénéficié. Il s'agit du troisième épisode d'une série qui a toujours court-circuité les outils de promotion habituels. En 2008, le tout premier film, Cloverfield, avait été lancé via une bande-annonce qui ne donnait que le nom du réalisateur et la date de sortie, sans même indiquer le titre. Les producteurs avaient déjà tout misé à l'époque sur le côté viral. Idée similaire pour le deuxième film, 10 Cloverfield Lane, avec une annonce surprise deux mois avant la sortie au cinéma. Et finalement, le jour même de la sortie pour ce troisième épisode, sans même passer par la case ciné.

Une méthode parfaitement adaptée aux usages d'Internet, et à son goût pour l'immédiateté. La sortie de The Cloverfield Paradox a fort logiquement été accompagnée d'un buzz très rapide, de tweets, d'articles sur le sujet... Mais il y a quand même un gros bémol : d'après les critiques, ce troisième film est un navet. Et les mauvaises langues se demandent donc si ce coup marketing n'est pas surtout fait pour faire oublier la qualité du film.

On se consolera en voyant ou en revoyant les deux (excellents) premiers épisodes, film de monstre bluffant pour le premier, huis-clos étouffant pour le second.

La vidéo de la semaine : nos mauvaises habitudes sur Instagram

Instagram, c'est le réseau social où l'on partage nos photos, ou même des vidéos de notre quotidien... Une habitude qui est devenue presque banale pour ses utilisateurs, mais Maud Bettina-Marie nous rappelle quand même que ça n'allait pas forcément de soi.

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