Montres et bracelets connectés, stars de Barcelone
Montres et bracelets connectés, stars de Barcelone © Reuters / Albert Gea

Aujourd’hui au programme, l’essor des objets connectés. Parce que figurez-vous que la mode est à la connexion des objets. Selon l’agence spécialisée NPA Conseils, qui publie un baromètre mensuel des objets connectés, c’est le bracelet qui fait un tabac en ce début d’année.

On en a beaucoup parlé déjà au moment de Noël, il était au pied de nombreux sapins. Il vous permet de savoir comment vous vous sentez, combien de calories vous avez dépensé pendant la journée, de recevoir des SMS, et même de savoir combien d’heures vous avez dormi. Et cette mode très début du 21ème siècle touche depuis peu un objet de la fin du 19ème : la voiture, la bagnole, bref l’automobile qui tient salon en ce moment à Geneve. On peut y voir des voitures connectées, en exposition avant d’être sur nos routes.

Par exemple, avec le système Car Play d’Apple, aperçu notamment chez Ferrari, BMW ou Volvo (oui, pour le moment les conducteurs de citadines de base ne sont pas encore concernés), la voiture devient une sorte de prolongement du smartphone, avec des écrans d’une taille permettant de lire vraiment des vrais contenus, le tout, jurent les constructeurs, dans le but d’améliorer le confort et l’efficacité du conducteur.

Explications avec Renaud Ben Zekri, Chef de produit chez Volvo

Chez Volvo, on expérimente depuis un petit moment (et avec des résultats plutôt spectaculaires) déjà des voitures capables de vous emmener d’un point à un autre sans conducteur.

Moins révolutionnaire, les consoles de jeu vidéo, un secteur qui se porte bien après un léger marasme en 2012. Sony a annoncé cette semaine avoir déjà écoulé 6 millions de sa nouvelle PS4. En seulement 4 mois de commercialisation, c’est un record.

Et puisqu’on parle de jeux vidéo, il en est un qui cartonne en ce moment en… Russie, c’es « Démokratia ». Un jeu lancé il y 3 ans, mais dont les rééditions connaissent depuis quelques semaines un regain d’intérêt : téléchargé par plus d’un million 500 000 internautes, Démokratia propose au joueur de devenir un « Tsar ». Une satire de la vie politique russe qui évoque la corruption, le bourrage des urnes ou l’emprisonnement d’opposants… 9 internautes russes sur 10 avouent jouer régulièrement : un vrai triomphe…

Vous savez que nous allons célébrer cette année, le centenaire du début de la première guerre mondiale. Il y aura plein de commémorations plus ou moins institutionnelles, plus ou moins grandioses, plus ou moins réussies. Dans la catégorie plutôt très réussie, je vous suggère le webdoc en ligne actuellement réalisé par la promo de l’ESJ, l’école de journalisme de Lille.

Ca s’appelle Sur la ligne de front, 14-18 en godasses. Ils s’y sont mis à 60, répartis en 11 bataillons de futurs journalistes qui arpentent les 700 kilomètres de la lignes de front de la Belgique à la frontière suisse. Comme ils sont 60, c’est donc très riche, en infographies, cartes, vidéos. C’est malin et très bien réalisé. Et l’adresse, c’est tout simplement « surlalignede front (en un seul très long mot !) .

Dans un genre plus ludique et moins pédagogique, un autre conseil : abonnez vous sur Twitter au Petit XXIème. Une allusion au « Petit vingtième », supplément jeunesse du journal belge « Le vingtième siècle » qui publia les premières aventures du jeune reporter Tintin.

Le petit XXIème commente l’actualité chaque jour en un titre et une vignette. Par exemple l’inversion de la pente de la courbe du chômage était illustrée hier par une vignette tirée de Tintin au pays de l’or noir.

Des nouvelles du mode de financement dont on parle de plus en plus, le crowfunding ou financement participatif. Vous connaissez le principe : vous avez un projet et pas d’argent. Donc vous demandez à la terre entière de vous financer, via une plate forme de crowfunding. Et ça marche : des films ont ainsi été produits, des entreprises créées, des artistes révélés. Les sites connus sont Kisskissbankbank, UstartMe, et l’un des pionniers, Kickstarter, vient de passer la barre très symbolique du milliard de dollars collectés pour ses 5 millions 700 000 utilisateurs. Et plus de la moitié de ce pactole a été collecté durant la dernière année, une progression exponentielle qui démontre aux sceptiques l’engouement croissant pour le système.

Plus nouveau que le crowfunding, le site grand public du CNRS : lejournal.cnrs.fr veut donner du sens à la science. Gratuit et mis en ligne depuis mardi, il « vise à décrypter des résultats scientifiques et à montrer les coulisses de la recherche ». Louable initiative et on vous propose d’ores et déjà un dossier sur la guerre de 14 (on y revient), une reconstitution de la grotte Chauvet ou encore la découverte des ondes gravitationnelles, des déformations de l’espace-temps qu’on n’a même pas encore réussi à détecter. Le tout s’adaptant automatiquement à la consultation sur tout type d’écran, ordinateur, smartphone ou tablette.

Le Canard Enchainé a été fondé en 1915 par Jeanne et Maurice Maréchal. Une sorte de monument historique pour la presse française. Concession à la modernité, le Canard est depuis quelques mois doté d’un site internet, dont la page d’accueil spécifie qu’il ne vient pas « barboter sur le net », mais seulement fournir des informations pratiques et la Une du dernier journal paru. Cette semaine, entorse à cette ligne de conduite, si vous allez sur le site, vous découvrirez une colonne « nos dernières parutions » riche de toutes les dernières « Unes » de l’hebdomadaire et…et un lien vers LA publication qui a agité toute la fin de la semaine politique, celle des conversations de Nicolas Sarkozy enregistrées par son conseiller Patrick Buisson. Une première bienvenue pour le Canard, une première qui finalement ravira les très nombreux amoureux du titre.

Enfin, je ne saurais trop vous recommander d’aller faire un tour sur…franceinter.fr, notre site à nous, pour y retrouver bien sûr toutes les références de cette chronique, mais aussi toute l’actualité de la chaîne et notre web documentaire « La bataille de Paris » : Cécile Quéquinier et Olivier Bénis ont mis en images, en cartes et en infographies, le mode d’emploi, les enjeux et les programmes de l’élection municipale, avec l’apport inestimable des données du sociologue Mathieu Jeanne qui s’est spécialisé dans la carte électorale parisienne.

Et en prime, même si vous n’êtes pas parisienne ou parisien, vous pouvez faire notre « électotest » : un jeu qui vous dira, en fonction des grandes thématiques du scrutin (tansports, propreté, sécurité, environnement) quel candidat vous enverriez à l’Hotel de ville. Partageable avec vos amis sur les réseaux sociaux, pour vous conforter ou pour vous faire peur…

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