Cette semaine, retour sur un courrier envoyé aux employés fédéraux américains pour leur adresser un solide rappel à l'ordre : on ne dit pas de mal (ni de bien) du président Trump sur Twitter ou Facebook ! Et en bonus, nous vous présentons la plus mignonne de toutes les... araignées.

Tweeter sur Donald Trump peut désormais coûter très cher aux emplyés fédéraux américains
Tweeter sur Donald Trump peut désormais coûter très cher aux emplyés fédéraux américains © AFP / Jaap Arriens / NurPhoto

Trump peut tout tweeter, mais pas ses employés

Parmi les nombreuses originalités de la présidence de Donald Trump, il y en a une qui ne vous a pas échappé : l'omniprésence du président américain sur Twitter, et pas seulement en représentation "officielle", mais aussi et surtout pour exprimer ses opinions sur à peu près tout et n'importe quoi. Une liberté d'expression qui ne peut pas vraiment être autant utilisée par les employés fédéraux. Ces derniers ont reçu plusieurs rappels du US Office of Special Counsel (OSC), qui est un peu la police de l'administration américaine, leur rappelant l'existence d'une loi, le Hatch Act, qui est censé empêcher toute propagande des fonctionnaires du pays en période de campagne électorale.

Car d'un certain point de vue, on est bien déjà en période de campagne. Dès le jour de son investiture, Donald Trump a rempli et validé sa déclaration de candidature pour 2020. Ce qui fait que, du point de vue de l'OSC, il est à la fois président et candidat à sa propre succession. Et ça, ça change tout pour les employés fédéraux, notamment pour ceux qui ont un compte Twitter ou Facebook, car le Hatch Act s'y applique aussi.

Même quand ils ne sont pas en service, ils n'ont pas le droit d'influer sur le résultat d'une élection. Et quand ils sont en service, ils n'ont carrément pas le droit de s'engager dans la moindre activité politique. La preuve : le mois dernier, selon le site Motherboard, un employé des postes a été suspendu 50 jours pour avoir partagé des publications Facebook anti-Donald Trump, anti-Hillary Clinton et pro-Bernie Sanders pendant ses horaires de travail.

Et l'application de cette loi peut être très large sur Internet. Dans son courrier aux employés, l'OSC rappelle aussi que simplement cliquer sur "J'aime" sous une publication Facebook, ou sur le bouton "Like" d'un tweet pro ou anti-Trump, ou même simplement suivre le compte officiel d'un candidat ou d'un parti peut être considéré comme une activité politique : totalement interdit, donc, pendant le travail, même avec un pseudonyme.

Tout ça inquiète beaucoup certains employés publics, notamment ceux qui travaillent dans l'environnement, qui ont peur de ne plus pouvoir contredire Donald Trump sur les réseaux sociaux, ou même de ne plus pouvoir critiquer du tout certaines de ses décisions en la matière.

La vidéo de la semaine : vous allez adorer les araignées

Joshua, un animateur professionnel, a décidé un jour de se lancer un défi : nous faire aimer les araignées. Il a donc créé Lucas, une petite araignée en 3D, très réaliste mais avec de grands yeux adorables, il a demandé à son neveu de 5 ans d'être sa voix, et il en a fait plusieurs petites vidéos de 30 secondes. Le pire c'est que ça marche : même les plus arachnophobes d'entre vous auront du mal à ne pas tomber amoureux de Lucas.

La chaîne "Lucas the Spider" a déjà plus de 1,3 million d'abonnés, et des centaines de commentaires attendris qui promettent de ne plus jamais écraser aucun de ses congénères. On attend la même chose pour les serpents, les loups, les poulpes ou les requins.

► À VOIR | Le créateur de Lucas explique sa démarche dans cette vidéo

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