Cette semaine dans Net plus ultra, le Pape qui diffuse la bonne parole sur Internet en latin, "The spirale", une série qui est aussi un jeu sur Internet et un événemnt public et la RATP qui manque son entrée sur Twitter.

Veni, vidi, wifi : le web en latin

Mes très chers frères, sonnez les matines, le Pape réveille le latin ! La langue est morte dans la vraie vie, enfin morte, sauf pour quelques heureux collégiens qui clament encore en goupe le fameux "rosa, rosa, rosam, rosae, rosae, rosa, rosae, rosae, rosas, rosarum, rosis, rosis". On utilise très peu cette litanie (du lain Litania) plus scolaire que vraiment pratique. Le pape s'est trouvé une nouvelle mission : Benoît XVI a décidé de dispenser la bonne parole en latin hors des murs des Eglises. Et Quoi de mieux pour convertir en masse de nouvelles ouailles que le Web. Sa nouvelle croisade s'appelle l'académie de la langue latine. Elle n'est pas encore sur pied mais un lexique est déjà en ligne. Ce dictionnaire au graphisme austère est hébergé sur le site du vatican, le site vatican.va. Il propose des traductions de mots de l' italien vers le latin. Vous apprendrez par exemple qu'un mail, un courriel en français se dit "inne scipe cio coursous electroniki." Ca sert pas à grand chose sauf si vous habitez au Vatican. Il faut savoir que les distributeurs automatiques de la cité papale sont en latin. Pour retirer de l'argent, il faut appuyer sur le bouton "dedouxio ex pecunia".

"The spiral", une série transmédia et transeuropéenne

Ca s'appelle la spirale et il s'agit d'une mini-série de cinq épisodes. Alors, très rapidement, je vous raconte l'histoire : la spirale, c'est l'histoire d'un braquage. Six tableaux sont volés au même moment dans six musées européens. Le responsable, c'est un artiste anticonformiste qui vit avec une dizaine de jeunes créateurs dans un squatt de Copenhague. Son nom : Arturo. Le dispositif est original : The spiral, c'est d'abord une série, on ne peut plus classique. Les épisodes sont diffusés tous les lundi en deuxième partie de soirée sur Arte et dans huit autres pays. L'originalité, c'est que l'histoire du braquage d'Arturo se prolonge sur internet toute la semaine. Ca se passe sur un site dédié, le site thespiral.eu, et là, le spectateur devient acteur. Il peut mener l'enquête pour retrouver les tableaux. Il doit jouer à des jeux en ligne ou produire des oeuvres numériques. L'objectif est de gagner des points qui lui donnent ensuite plus de chance de retrouver les tableaux. Le 28 septembe, tous les participants sont invités à un événement à Bruxelles. Les oeuvres envoyée sur le site seront projetés sur la façade du parlement européen et les six tableaux dérobés, ou plutôt leur copie, seront présentés et restitués à ce moment là. The Spiral est une série transmédia c'est-à-dire que l'histoire dépasse l'écran de votre télé pour se prolonger sur internet et se terminer dans la vraie vie. Toutes ces réalités se complétent. La semaine dernière, on a appris par exemple sur le blog de la série, qu' Arturo était mort. La suite c'est demain sur Arte à partir de 22h55.

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The spiral_extraitsite © Radio France

La RATP piratée

La RATP a ouvert mercredi les portes de Twitter et elles ont bien failli se refermer. Alors très rapidemment, Twitter, c'est quoi, c'est un site qui permet aux utilisateurs d'envoyer des messages très courts pour informer en temps réel ses contacts. Pour les usagers du métro, ça peut être très pratique, c'est ce qu'a pensé la RATP en ouvrant quatre comptes sur quatre lignes. Le but étant d'informer les voyageurs de l'état du trafic en temps réel. Le problème, c'est que la RATP a oublié de réserver les comptes des 12 autres lignes et comme n'importe quel utilisateur peut ouvrir les comptes qu'il veut, des messages plutôt drôle ou potaches ont été envoyés toute la journée de mercredi. L'utilsateur caché sous le peudo Ligne 7 RATP a par exemple envoyé le message "J'ai envoyé les démarches pour que le pont neuf soit renommé pont sept, y'a pas de raison".

C'est un piratage plutôt bon enfant et sans mauvais esprit. La RATP a d'ailleurs pris la situation à la rigolade. Elle a ouvert un site dédié, le site "RAPT, R-A-P-T, Hall of fake", un site qui réunit les messages les plus drôles. Depuis la fin de semaine, les faux comptes ont été récupérés et les voyageurs peuvent désormais consulter en toute sérenité l'infotrafic du métro parisien sur Twitter.

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dossier_lien_blog_netplusultra © Radio France

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Lexico Recentis Latinatis

The spiral

Ratp, Hall of fake

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