Loin des débats politiques et journalistiques qui le mettent sur le devant de la scène en France, Twitch cherche à consolider son modèle économique en rassurant ses annonceurs. Le site serait en train de mettre en place un "score de réputation" attribué à ses utilisateurs.

Sur Twitch, les utilisateurs et utilisatrices peuvent se rémunérer en diffusant de la pub pendant leurs "streams", leurs diffusions en direct
Sur Twitch, les utilisateurs et utilisatrices peuvent se rémunérer en diffusant de la pub pendant leurs "streams", leurs diffusions en direct © AFP / Riccardo Milani / Hans Lucas

Si vous avez suivi l’actu de ces derniers jours, vous n’avez pas pu passer à côté de Twitch, la plateforme de vidéo en direct qui fait parler tout le monde depuis que le journaliste Samuel Etienne y a reçu François Hollande en début de semaine, et s’apprête à y interviewer Jean Castex dimanche. 

Sauf que Twitch, que l’ensemble de la sphère médiatique semble découvrir actuellement, c’est un site qui existe depuis 2011, qui a été racheté en 2014 par Amazon, et qui a déjà une audience fidèle… Et pendant qu’en France on se pose la question de la place des politiques sur Twitch, la plateforme se pose, elle, une question qui n’a rien à voir : comment rassurer ses annonceurs ?

Un étudiant en cybersécurité a découvert dans le code du site Twitch qu’une nouvelle fonction était en préparation. Une fonction appelée Brand Safety Score, une sorte de note, de score, qui permet d’évaluer la fiabilité d’un membre (d’un streamer ou d’une streameuse comme on dit) pour savoir si ça vaut le coup pour les annonceurs de diffuser des publicités sur sa chaîne.

En effet, la pub fait partie du modèle économique de Twitch : la plateforme mise beaucoup sur la rémunération de ses créateurs et créatrices ; et pour cela quand on est strameur ou streameuse, pour générer des revenus, on peut soit générer des abonnements et des dons… soit choisir de diffuser de la pub en introduction ou au milieu de ses diffusions. Evidemment ça aide aussi Twitch à faire son profit puisque la plateforme prélève une partie des revenus.

Avec ce score qui est une sorte de "score de réputation", Twitch indiquerait à ses annonceurs si c’est une bonne idée ou pas d’associer leur image à celle d’un streameur en diffusant des pubs sur sa chaîne… un score qui inclut entre autres l’âge du membre, le nombre de fois qu’il ou elle a été banni, ou encore la présence de contenu explicite sur la chaîne.

Pour l’heure cette nouvelle fonction n’est pas encore officielle : Twitch n’a pas encore confirmé que cette découverte dans le code de son site correspondait à une vraie nouveauté qui sera bientôt lancée… et en même temps l’entreprise n’a pas démenti.

L'info en plus : les bourdes de Google Traduction, dangereuses pour le corps médical

C’est une étude américaine relevée par le site Presse Citron qui le dit : l’application de traduction instantanée est très performante dans plein de domaines, mais elle a encore des angles morts sur certains types de termes et dans certaines langues. Ainsi l’étude, qui portait sur 400 types d’instructions médicales, montre que si l’espagnol est bien traduit en anglais à 90%, pour l’arménien c’est seulement 55% de bonne traduction. Exemple cité : "Vous pouvez prendre de l’ibuprofène" en anglais est traduit par "vous pouvez prendre des missiles antichars" en arménien. 

Résultat : autant dans la vie de tous les jours ces petites failles ce n’est pas très grave, autant  dans le corps médical où il faut des instructions précises – sur les dosages par exemple – utiliser Google Traduction peut présenter un danger. Or aux Etats-Unis l’application est très utilisée pour les patients qui ne parlent pas bien anglais. 

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