Cette semaine, on donne ses données en même temps qu'on donne son sang, on envoie la première chanteuse virtuelle française à l'Eurovision et on dit à Facebook de fermer sa g****e.

"Yes vous aime", mais pas sur Facebook
"Yes vous aime", mais pas sur Facebook © Capture YouTube

En Australie, quand on donne son sang, on donne aussi ses données personnelles. C'est ce qu'on a découvert cette semaine à l'occasion de la plus grande fuite de données du pays, des données récoltées via un formulaire que doivent remplir tous les Australiens qui veulent donner leur sang. Les informations de près de 1,3 millions de donneurs ont été découvertes par un hacker anonyme, qui a signalé la faille. Inquiétant à l'heure où, en France, on s'apprête à regrouper toutes les données personnelles de la population dans un grand fichier très polémique. Rien ne garantit qu'il ne finira pas un jour par être lui aussi piraté.

ALYS, une chanteuse virtuelle française à l'Eurovision ?

Et si cette année, la France n'envoyait pas de chanteur... humain ? C'est le rêve de Voxwave, un studio qui produit des concerts en hologramme et qui a surtout donné naissance à ALYS, la première chanteuse virtuelle franco-japonaise. Pour faire simple, ALYS est une jeune fille aux cheveux bleus, basée sur un programme informatique qui permet d'écrire des airs qu'elle va ensuite chanter.

Au Japon c'est un véritable phénomène, avec notamment la diva virtuelle Hatsune Miku qui est une véritable star sur place. Et Alys pourrait se révéler au grand public prochainement puisque Voxwave a décidé de la faire participer à la sélection française pour représenter le pays à l'Eurovision 2017.

A priori rien dans le règlement ne l'empêche : ALYS peut en effet chanter en live (comme l'exige le concours) avec des musiciens, et elle a officiellement 21 ans (l'âge minimum d'un participant est fixé à 16 ans). On souhaite bonne chance à la jeune artiste, qui de toute façon peut difficilement se planter plus que la plupart des candidats francophones depuis 20 ans.

La vidéo de la semaine : faites taire vos amis Facebook

On la doit au collectif Yes Vous Aime, qui a décidé de prendre position courageusement, sur un fléau d'Internet : les gens qui racontent leur vie en permanence sur Facebook. Et face à eux, le message est on ne peut plus clair.

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