Cette semaine, on apprend une leçon importante : vouloir rendre jaloux ses amis qui ne partent pas en vacances, c'est méchant et ça peut avoir de graves conséquences.

Sur Instagram, le mot clé "Boarding Pass" est largement utilisé
Sur Instagram, le mot clé "Boarding Pass" est largement utilisé © Radio France / Olivier Bénis

Imaginez : vous vous êtes enfin décidé à prendre ce billet d'avion pour New-York, La Réunion ou Tokyo qui vous tentait tant et vous avez envie, au choix, de partager votre bonheur avec vos amis ou de les rendre jaloux (deux sentiments humains tout à fait légitimes). Vous décidez donc de publier une photo de votre fameux billet... sur Instagram. Et c'est une erreur monumentale.

C'est en tout cas ce que nous dit cette semaine le site Motherboard, qui s'inquiète d'une recrudescence des usurpations d'identités grâce à ce genre de photos qui ont pourtant l'air innocentes. Le Royaume-Uni, par exemple, a battu un record avec 89.000 cas enregistrés au premier semestre 2017, soit presque 500 vols d'identité par jour.

Des cas qui sont le plus souvent liés aux informations que nous donnons volontairement via les réseaux sociaux. Sur la photo de votre billet sur Instagram ou Facebook, un pirate peut récupérer votre code de réservation, qui contient des données sur vous. C'est le fameux PNR, qui doit bientôt être utilisé sur tout le territoire européen, et qui contient forcément votre nom, votre itinéraire, et un contact pour vous joindre. Autant d'informations qui peuvent permettre non seulement de vous suivre mais aussi d'influer sur votre voyage.

C'est ce qu'a démontré un chercheur et développeur, Michal Spacek : avec une photo Instagram, il a réussi à identifier la localisation précise d'un de ses amis en vacances à Hong Kong, et à le faire passer pour un criminel recherché au niveau international. Donc si vous tenez absolument à crâner auprès de vos amis, pensez à mettre votre main devant le code barre et le numéro de votre réservation... Ça peut vous éviter quelques ennuis.

La création de la semaine : un feuilleton à suivre en tweets

On doit ce projet à François Descraques, que vous connaissez peut-être comme réalisateur de séries sur le web et à la télé comme "Le Visiteur du Futur" ou plus récemment "Dead Landes". Il a créé la semaine dernière un compte Twitter, "3ème droite", à la description intrigante : "J'habite au 3ème étage à droite. Si je meurs, c'est probablement mon proprio qui m'a tué." Sur ce compte, une nouvelle façon de raconter une histoire, uniquement avec des tweets, avec une nouvelle salve chaque semaine. Suspens garanti.

► SUR TWITTER | Lire les premiers tweets de "3ème droite"

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